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Revue de presse française

A la Une: les «zones rouges» de la carte du monde

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AFP

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« Le monde rétrécit » nous dit Libération à la lecture de la carte du ministère français des affaires étrangères, dont les zones rouges marquent les régions où il est fortement déconseillé de se rendre.

Car de manière paradoxale, si l'industrie touristique, qui représente 11% de l'économie mondiale et est vitale pour certains pays, ne s'est jamais aussi bien portée avec son milliard de voyageurs annuels, les destinations dites « sans risques » se réduisent « comme peau de chagrin ».

Au-delà des habitués, Somalie, Afghanistan, Pakistan, Libye, plusieurs pays illustrent ce constat, jadis des destinations phares et maintenant victimes de la géopolitique. La Turquie et ses frontières orientales, le Mexique et ses régions aux mains des cartels, l'Egypte qui se rappelle avec nostalgie le temps du tourisme de masse, ou encore le Kenya où les infiltrations des jihadistes shebabs somaliens dissuadent de plus en plus les touristes, devenus « denrée rare » dans un pays dont ils sont la 2e ressource après la culture du thé.

Fantasmes irrationnels autour d’Ebola

« Il n’y a guère de sentiment plus irrationnel que la peur, écrit Alexandra Shwartzbrod dans son éditorial, certaines zones du monde sont en train de le constater à leurs dépens. Entre menaces terroristes et Ebola, l’Afrique craint ainsi d’être rayée de la carte des tour-opérateurs, alors que bon nombre des pays du continent ne présentent aucun risque, à l’image du Sénégal ou du Bénin ».

Libé explique ainsi l'amalgame naissant entre des pays pourtant très éloignés. Les agences de voyage occidentales enregistrent une baisse extrêmement importante de la fréquentation touristique sur le continent : « Les gens pensent qu’ils vont respirer Ebola en se promenant en Afrique ! » se désole ainsi le directeur général de Nomade Aventure, qui dénonce dans le quotidien ces « réactions excessives et injustes ». Le patron d'un autre tour opérateur, Voyageurs du monde, est encore plus remonté, je cite: « Dans l’esprit des gens, tous les musulmans sont des terroristes et tous les Africains ont Ebola… C’est ce que j’appelle la ‘zemmourisation’ de notre société ».

La « guerre cachée » du Cameroun contre Boko Haram

La correspondante de Libération s'est rendue dans l’extrême nord du pays, où s'infiltrent les combattants jihadistes nigérians. Elle raconte une « guerre invisible, lointaine, même vue de Yaoundé, contre le groupe armé le 'plus féroce' du monde ». Face aux islamistes, « depuis cinq mois, les mêmes troupes camerounaises s’usent à tenter de limiter des attaques de plus en plus nombreuses, Boko Haram a tendance à s’enraciner en territoire camerounais » témoigne-t-on dans une région devenue zone interdite, « même les agences humanitaires y sont indésirables, malgré l’afflux de réfugiés venus du Nigeria et de déplacés, de plus en plus nombreux à fuir les villages camerounais attaqués ».

2014, nouvelle année noire pour le chômage en France
 
La preuve par les chiffres dans Le Monde : 181 000 demandeurs d'emploi supplémentaires en 2014, 600 000 depuis mai 2012. « La politique de Hollande en échec » accuse en Une le quotidien du soir.
« L'année 2014 aura donc été encore pire que 2013. Face à cet échec, le gouvernement a de nouveau opté pour la stratégie du silence, se refusant à commenter les chiffres [...] L'exécutif est allé de déconvenue en déconvenue. Après avoir dramatiquement sous-estimé la gravité de la crise, il a allumé le moteur à contrats aidés sans parvenir à inverser la tendance. Enfin, il a opté pour des baisses massives de charges, qui produiront au mieux leurs effets en 2015 » commente le journal.

Le Monde rappelle que « les entreprises n'ont pas demandé autant qu'escompté à bénéficier du CICE, (le crédit d'impôt compétitivité emploi). Elles n'ont par ailleurs aucune contrainte à embaucher en échange. L'entrée en vigueur de nouvelles baisses de charges au 1er janvier 2015 n'y changera pour l'instant pas grand-chose : les premiers accords de branche sur le pacte sont relativement flous en matière d'engagements de recrutements. Les économistes estiment de toute façon qu'il faudra attendre plusieurs mois – voire des années – pour que les marges reconstituées se traduisent en point de croissance, puis en baisse du chômage ».

Conséquence, conclut Le Monde, la précarité explose : « la France a battu deux indicateurs symboliques. Au troisième trimestre, 87% des embauches ont été faites en contrats à durée déterminée, un record absolu depuis le début des statistiques en 2000. Et en décembre, on apprenait que ces CDD étaient en plus toujours plus courts, avec la moitié d'une durée inférieure à dix jours sur 2013. La médiane était de 14 jours en 2012 ».

Surtout, dans le même temps, rappelle le journal, « à l'exception de l'Italie, chez nos grands voisins, le chômage a reculé presque partout en 2014 ». Même si cela est lié « à une flexibilisation du marché du travail » et à un « renforcement de la précarité », note Le Monde.

Pourtant les diplômés européens choisissent la France

C'est toujours dans Le Monde. 46% des 200 000 immigrés arrivés en 2012 sont européens. « Ils sont portugais, espagnols, allemands ou italiens et ont choisi la France » écrit le journal dans son édition du week-end, décrivant les trajectoires croisées de « trois diplômés de l'enseignement supérieur qui ont posé leur valise à Paris. Ils mettent aujourd'hui leur intelligence et leur créativité au service de leur pays d'adoption ».

« L'Europe du sud, qui a largement contribué aux vagues successives de migrations vers la France, depuis le XIXe siècle, renoue donc avec l'émigration. Mais ce ne sont plus les mêmes qui font leurs valises. Aujourd'hui, des jeunes bien formés la quittent [l’Europe du sud], quand les vagues précédentes touchaient des travailleurs manuels. Ainsi, plus de la moitié des Italiens et des Espagnols qui s'installent en France ont un diplôme du supérieur » nous dit Le Monde.

« Qu’il est bon de ne rien faire »

« Lumière tamisée, vêtements décontractés et douceurs gustatives remontent le moral » explique Le Parisien.

« Entre les grandes tablées de Noël et du Jour de l’An, vous auriez pu marcher, nager ou courir pour éliminer la dinde fourrée aux marrons cuisinée par votre beau-père. Vous pourriez aussi profiter de ce dernier samedi pour nettoyer à fond la maison avant la nouvelle année […] mais finalement, rien de mieux qu'un bon week-end à ne rien faire en toute impunité » s'exclame Le Parisien.

« L’hiver, le froid, les journées courtes et la fatigue nous y autorisent. Une petite parenthèse - une demi-journée, une journée ou deux jours - suffit pour reprendre contact avec ses sensations corporelles et faire du bien à son organisme. On coupe le téléphone, on éteint l’ordinateur, on se déconnecte du reste du monde pour chasser la tension nerveuse ».

 

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