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Revue de presse française

A la Une: beaucoup de questions pour 2015

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AFP

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Comme chaque fin d’année, dans les journaux, c’est l’heure des bilans et des perspectives. Et il y a beaucoup d’incertitudes pour cette nouvelle année. La première d’entre elles concerne un possible changement de gouvernement en Grèce avec un cap à gauche toute ! La Croix s’interroge : « l’année 2014, pour l’Union européenne, se termine sur un point d’interrogation. Une interrogation qui n’a cessé de traverser les pays les plus touchés par la crise économique et le chômage, soumis aux traitements les plus rudes : une autre politique est-elle possible ; y a-t-il une autre méthode que la rigueur que l’Europe exige de ses membres ? […] Le mois s’annonce crucial pour les Grecs, poursuit La Croix : choisiront-ils – alors que leur économie semble aller un peu mieux – d’expérimenter une voie nouvelle et incertaine ? Une majorité nette se dégagera-t-elle des législatives ? […] L’Union européenne saura-t-elle garder un discours serein, sans dramatisation excessive ? Le mois sera crucial, aussi, hors de Grèce. La force de l’Europe - qui est aussi sa fragilité -, c’est que nul ne peut être indifférent au sort de son voisin. »

Pour L’Humanité, pas de problème : « L'arrivée au pouvoir d’Alexis Tsipras, le leader de Syriza, qui incarne la résistance démocratique, serait une bonne nouvelle et pourquoi pas un moment crucial de notre histoire. Tous les Européens asphyxiés, tétanisés ou révoltés par les politiques d’austérité devraient saisir telle une chance ! »

En tout cas, relève La Charente Libre, « on suivra avec beaucoup d’intérêt le nouveau rapport de forces qui pourrait s’installer. Le refus de l’austérité et une meilleure prise en compte des dettes publiques sont des musiques qui sonnent agréablement aux oreilles de Paris, de Rome et de quelques-uns des plus grands économistes de la planète. »

Un rebond pour Hollande ?

Autre interrogation : le paysage politique français va-t-il être bouleversé en 2015 ? Très certainement, répond Le Monde. « Le FN aborde les élections de 2015 en position de force », titre le quotidien du soir qui estime que « le parti de Marine Le Pen devrait confirmer sa forte implantation lors des scrutins départementaux et régionaux. »

Malgré tout, relève Le Figaro, « après le cauchemar de 2014, François Hollande espère rebondir en 2015. En dépit d’un calendrier électoral compliqué pour le PS, le chef de l’État parie sur une année moins sombre. » Ce sera « quitte ou double pour le président», note le journal. François Hollande « espère qu’au-delà du pacte de responsabilité, censé aider les entreprises à retrouver de la compétitivité, la conjoncture économique contribuera à relancer l’activité en France. Entre la baisse des prix du pétrole, la baisse de l’euro et le maintien des taux d’intérêt à un niveau très bas, François Hollande s’attend à enregistrer enfin des résultats positifs. Selon des proches, croit savoir Le Figaro, le chef de l’État est persuadé que l’année 2015 sera différente de la précédente. Déjà, il a récupéré son meilleur ennemi. Dans une année 2014 cataclysmique pour l’Élysée, la seule bonne nouvelle en effet, note le journal, aura été le retour de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP. Il n’a pas échappé à François Hollande qu’à la minute où son rival de 2012 a posé le pied sur le devant de la scène politique, sa propre cote de popularité, qui n’en finissait plus de sombrer, a commencé à remonter légèrement. »

Encore trois ans de sacrifices ?

L’optimisme de François Hollande contraste quelque peu avec le pessimisme de son Premier ministre… Manuel Valls s’est lâché hier dans le quotidien espagnol El Mundo. Elu Homme de l’année par le journal espagnol, Manuel Valls lui a accordé un long entretien, en espagnol, sa langue natale. « Émoustillé par son prix, constate L’Alsace, Manuel Valls en a profité pour annoncer à ses compatriotes trois années de sacrifices. En matière de vœux, on a connu des formules plus optimistes. Cette fois, on ne pourra pas reprocher au chef du gouvernement de se lancer dans des promesses inconsidérées. Jouant l’Ibère rigoureux, le Premier ministre compte poursuivre ses réformes. Seul espoir : le retour de la croissance qui pourrait aider le gouvernement […]. »

« A défaut d’être un visionnaire, Manuel Valls est réaliste, soupire Le Journal de la Haute-Marne [...] Les prochaines années -soyons fous, peut-être même la prochaine décennie- sera dure. Très dure. […] Depuis bientôt trois ans, le pays va de désillusion en désillusion. Signe de cette sinistrose ambiante, même les médecins, catégorie considérée jusqu’alors comme privilégiée, crient leur colère. Ils ne seront sans doute pas les seuls dans les jours ou les semaines qui viennent. Le Premier ministre a raison, conclut le quotidien champenois : l’avenir sera fait de sacrifices. Mais difficile de savoir s’ils auront servi à grand-chose… »

On revient à François Hollande avec Le Canard Enchaîné. Le Canard qui sort dans les kiosques avec 24 heures d’avance, fêtes de fin d’année oblige… Le Canard qui, en grand titre, prête ces propos à François Hollande : « en 2015, moi aussi, je vais me manger une pâtée. » Conversation imaginaire du président avec son chien, Philae. Un Labrador qui lui a été offert lors de sa récente visite au Canada. « François Hollande et Philae on cela en commun, pointe l’hebdomadaire satirique, l’un et l’autre savent qu’occuper l’Elysée, c’est un vrai métier de chien ! »

La fin des boîtes ?

Enfin, autre interrogation et non des moindres en cette période de fêtes : est-ce la fin des boîtes de nuit ? Question posée par Le Parisien qui consacre son dossier d’ouverture à ce sujet brûlant… Le Parisien qui constate que « même pour la soirée du réveillon certaines boîtes de nuit garderont portes closes. Les discothèques françaises peinent à séduire un nouveau public. […] Entre 2008 et 2010, précise le journal, 800 discothèques ont fermé et le chiffre d’affaires du secteur a chuté de 30 %. La faute à la hausse des charges et des contraintes administratives, expliquent certains gérants, mais aussi à la multiplication des contrôles sur la route ou encore à la désaffection de la nouvelle génération. »

En effet, précise Le Parisien, « aujourd’hui, les 18-24 ans se replient sur des soirées privées, dans les appartements, où l’alcool revient moins cher, tandis que les établissements qui tirent leur épingle du jeu sont les gros complexes situés en périphéries des villes. Adieu les boîtes de nuit à papa ! Bonjour les supermarchés de la nuit ! »

Et le journal de prendre l’exemple du « vaste projet EuropaCity, qui doit voir le jour d’ici à 2020 près de l’aéroport de Roissy : un centre commercial de 500 enseignes, avec salle de spectacle et discothèque de… 80 hectares. » Cela laisse la place pour danser et se défouler…

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