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Chronique des matières premières

Matières premières: gueule de bois en 2015

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2014 était une année catastrophique pour les matières premières, 2015 sera donc une année de récupération.
2014 était une année catastrophique pour les matières premières, 2015 sera donc une année de récupération. Getty Images/Montage RFI/Frédéric Charpentier

2015 ne sera pas une année faste pour les matières premières, mais une année de récupération, après le plongeon des prix en 2014.

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Les marchés de matières premières démarrent 2015 avec la gueule de bois, après une année 2014 catastrophique. Le pétrole, le fer et le charbon ont perdu jusqu'à la moitié de leur valeur, ils sont au plus bas depuis cinq ans - comme au lendemain de la crise financière ! Même déprime pour l'huile de palme, le riz, le soja, le sucre, le caoutchouc, le coton ou le lait.

Facteurs de baisse des prix : la Chine et les pays émergents ont ralenti leurs achats de matières premières, l'économie européenne est restée faible et le dollar s'est raffermi, aux dépens des prix des matières premières en général et de l'or en particulier, les investisseurs préférant miser sur le billet vert. A la fin des quotas laitiers et bientôt sucriers en Europe, se sont ajoutés l'embargo russe sur les produits alimentaires occidentaux. Pour couronner cette année exceptionnellement baissière, l'Amérique a des récoltes record, qui font chuter les prix des céréales et du soja.

Dans ce contexte, c'est la surabondance de l'offre qui est devenue le fardeau le plus lourd pour le secteur. Après des années de développement effréné de nouveaux gisements, de nouvelles plantations d'hévéa, de palmiers à huile, les Etats et les groupes agro-alimentaires, miniers et pétroliers doivent brader leur production, faute de pouvoir ou de vouloir la réduire. Le surplus de pétrole, largement dû à l'essor des pétroles non conventionnels hors Opep, restera lourd en 2015, comme le surplus de cuivre et surtout de fer et de charbon, ce qui pèsera sur les prix.

Exceptions de 2014, les prix très élevés du café et du cacao devraient rester fermes en 2015, fermes également les prix du nickel, du zinc, de l'étain et du palladium. Toutes ces productions seront déficitaires ou le sont déjà. Attention également au blé en 2015, si les récoltes furent abondantes en 2014, les stocks de blé de qualité sont loin d'être pleins, les cours du blé ont d'ailleurs rebondi il y a quelques semaines, quand la Russie a manifesté son désir de diminuer ses exportations.

 

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