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Revue de presse Afrique

A la Une: Afrique, l’année de tous les dangers

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Des élections étant prévues cette année au Togo, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Nigeria ou en Guinée Conakry, mais aussi en Centrafrique, en Tanzanie, au Burundi, au Tchad, ou encore au Soudan et en Ethiopie, 2015 apparaît en effet comme une année de tous les dangers sur le continent africain, une de plus.

Au Burkina-Faso, le quotidien Le Pays fait un cas à part pour la Côte d’Ivoire, où Alassane Dramane Ouattara « ne devrait pas avoir contre lui un candidat qui fasse le poids », annonce-t-il sans attendre. Ailleurs, les autres pays sont plutôt à considérer comme des « poudrières en puissance ».

Et l’Union africaine n’y changera rien, soupire, désabusé, le confrère ouagalais, car cette « entité hypocrite », énonce-t-il, ne fera entendre sa voix que lorsque quelques manifestants de rue « tomberont sous des balles assassines des satrapes, pour avoir exigé une gouvernance plus vertueuse ». Voilà pourquoi 2015 s’annonce « vraiment comme l’année de tous les dangers pour notre continent », prévient Le Pays.

Togo : Faure fait sa commission

Au Togo, lors de ses vœux, le président sortant Faure Gnassingbé a annoncé la création d’une commission de réflexion pour, a-t-il dit, « consolider la démocratie ».

Et, ce faisant, le président togolais a annoncé la création d’une commission dont l’objectif « inavoué » n’est autre que « d’enterrer » les réformes, fustige le site Internet Ici Lomé.Com. Lequel journal en ligne soupçonne « Faure » de demander au peuple d’attendre. « Attendre, encore et toujours. Sa devise? Ô temps suspends tes mouvements. Sa meilleure philosophie ? Ne décider de rien ».

Pour Togosite.com aussi, les vœux du président togolais n’ont été qu’un « long baratin servi au peuple » avec, en point d’orgue, cette commission « composée de sociologues, d’historiens et d’hommes politiques ».

Pas du tout, rétorque avec déférence Republicotogo.com, les vœux du chef de l’Etat ont été au contraire d’une « haute élévation ». Et s’il n’a pas annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle, Faure Gnassingbé a « tracé le chemin qui doit conduire à une élection transparente et apaisée .Les voies de l’avenir sont ouvertes », assure le confrère en ligne.

Sahel : Hollande, le guerrier

Suite de la visite dans le Sahel du ministre français de la Défense aux troupes de l’opération militaire française « Barkhane ». Dans la presse quotidienne française, c’est ce matin Le Figaro qui la relate en longueur. Une page intérieure entière plus une photo de Une et l’éditorial, rien que ça, sur l’appel de la France à la « mobilisation internationale » face à ce qu’à son tour, le journal appelle le « chaos libyen ».

Depuis qu’elle a été livrée aux milices, la Libye est devenu le « dernier théâtre de la compétition entre al-Qaida et Daech », souligne-t-il, un sanctuaire terroriste « au balcon de l'Europe ». Le Figaro ne précisant pas le nom du livreur, on notera que le confrère invite plutôt ses lecteurs à regarder l’avenir plutôt que le passé.

Et pour ce faire, il n’hésite pas à convoquer « l’honneur de la France ». Il est en effet, écrit-il, « tout à l'honneur de la France de tirer la sonnette d'alarme quand d'autres regardent ailleurs ». C’est le sens de la tournée dans le Sahel du ministre Jean-Yves Le Drian.

Pour autant, cet appel, relayé pleine page par Le Figaro, à la « mobilisation internationale », signifie une guerre de plus, « une guerre par an ? », se demande donc le confrère. Car avec déjà « deux guerres africaines à son compteur », François Hollande semble s'installer dans le rôle de « gendarme des immensités sahéliennes », remarque-t-il. En lançant son appel urgent, Jean-Yves Le Drian promet que « la France y prendra évidemment toute sa part ». Et Le Figaro trouve que, si le président compte livrer une guerre par an, « la moindre des choses serait d'annoncer la couleur aux Français ».

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