L'Épopée des musiques noires

Rêve d'unité...

Audio 26:30
Pochette de l'album «Nzimbu».
Pochette de l'album «Nzimbu».

Le panafricanisme est-il un vœu pieux ? S'il nécessite une immense force de persuasion politique, il peut parfois surgir dans l'espace culturel et musical. L'intention artistique de trois musiciens congolais réanime aujourd'hui ce désir unitaire légitime. A travers «Nzimbu», Ray Lema, Ballou Canta et Fredy Massamba rapprochent deux capitales, Kinshasa et Brazzaville. S'agit-il d'une première étape vers un consensus patrimonial ou d'une modeste évocation poétique du rêve africain fraternel ?

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Ray Lema & Friends.
Ray Lema & Friends. © Olivier Hoffschir

En associant leur talent respectif, en confrontant leur vision d'un Congo en paix, ces trois incontestables virtuoses posent les bases d'un manifeste pour la tolérance et la justice. Ils préservent ainsi l'héritage de leurs ancêtres et inscrivent leurs mots dans le quotidien de la diaspora noire planétaire. Chacun d'eux représente une histoire, un vécu, une aventure humaine, une génération consciente des enjeux de notre époque. 

Ray Lema.
Ray Lema. © Olivier Hoffschir

Né en 1946, Ray Lema est un pianiste et compositeur altruiste dont les œuvres épousent des univers aussi différents que la musique classique, le jazz, et les musiques traditionnelles africaines. Son parcours est unique et inspire ses contemporains. Ballou Canta est son cadet. Pilier de la Rumba Congolaise, il est l'ami et partenaire incontournable des grandes figures de «L'épopée des Musiques Noires», de Manu Dibango à Papa Wemba ou Koffi Olomidé, entre autres... Admiré et respecté depuis 40 ans, il porte en lui la sève des mélodies originelles. Fredy Massamba est le benjamin. Sa vigueur juvénile et ses accents Soul Hip Hop lui ont valu les honneurs des scènes internationales et, dernièrement, d'un Sabam Award à Mons en Belgique.

Soutenues par le guitariste brésilien Rodrigo Viana, les harmonies vocales de ces trois personnalités dessinent les contours d'un grand Congo attentif à sa mémoire et à son devenir. Pour que ce souhait humaniste se réalise enfin, il faudra la conviction d'utopistes éclairés qui parviendront peut-être à changer la donne... Les petits ruisseaux font les grandes rivières, et le fleuve Congo ne sera plus une frontière ! Faisons cette prière...

http://raylema.com/
 

© Olivier Hoffschir

 

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