Revue de presse française

A la Une: comment abolir l’apartheid en France?

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AFP

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« Emploi, justice, urbanisme... Il existe bien une ségrégation française. Une réalité à laquelle devrait se confronter François Hollande aujourd’hui en conférence de presse. »

Pour la préparer il pourra notamment lire les propos d’Amar Henni éducateur et chercheur à Grigny en banlieue parisienne.

S’il rejette le terme d’apartheid, il est préoccupé par « la rupture entre les habitants des "territoires diffamés" et les autres, il pointe le renoncement des pouvoirs publics et la disparition des acteurs de terrain. »

Pour lui « c’est l’Etat qui a un problème avec la banlieue et pas le contraire ! »

Kader, un habitant d’une cité près de Tours, assure que « la France du vivre-ensemble c’est fini. On nous a désocialisés et mis dans une case communautaire »

De fait, constate Libération, « enjolivé, le Val-Fourré gagne peu en mixité. Malgré son plan de renouvellement urbain, le quartier de Mantes-la Jolie en région parisienne peine à attirer de nouvelles populations. »

Résultat sur le plan national ,plus d’un tiers des résidents des Zones Urbaines Sensibles vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 968 euros par mois, un chiffre 3 fois supérieur aux taux de pauvreté dans les autres zones des agglomérations françaises.

Une autre question à la une du Figaro : Comment restaurer l’autorité à l’école ?
« Uniforme, "Marseillaise", respect dû au maître... Depuis les attentats de janvier, les propositions se multiplient pour que l’école républicaine revienne à ses valeurs fondatrices. De nombreuses voix soulignent le rôle primordial de l’école dans la lutte contre le fondamentalisme. Mais pour remplir efficacement cette mission, l’Education nationale a besoin de retrouver toute son autorité. Une nécessité », estime Le Figaro, sur laquelle « François Hollande devrait fortement insister » lors de cette même conférence de presse.

Le Parisien titre sur « le rififi au 36 quai des Orfèvres. Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne, a été mis en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur la violation du secret de l’instruction. Une nouvelle affaire qui ébranle un peu plus l’institution. »

Mais là c’est le patron de la PJ qui est mis en cause, et c’est « du jamais vu » et qui fait mauvais genre, « dans cette ambiance de branle-bas post-attentats. »

Et justement, demande l’éditorialiste du Parisien « de grâce, quels que soient les résultats de l’enquête, n’oublions pas le 11 janvier : ce jour-là, les Français ont aimé leurs flics. Des ripoux il en existera toujours, mais ce n’est pas une raison pour s’essuyer les pieds sur tous les uniformes. Aujourd’hui plus que jamais, la police a besoin d’être soutenue. »

La police, mais aussi l’armée française qui est « sous haute tension face à la menace terroriste »

C’est le grand titre du Monde « après l’agression à Nice de 3 soldats en faction, par un homme surveillé par le renseignement intérieur. L’armée s’inquiète d’être devenue une cible. »

Alors « qu’une trentaine d’incidents graves ont été recensés depuis janvier, le plan Vigipirate qui mobilise 10 500 soldats, est difficilement tenable à terme.
Contre l'organisation de l’Etat islamique, l’armée active une cellule de contre-propagande sur internet, en ciblant en priorité les jeunes, potentiels candidats au jihad. »

Le Monde a enquêté en prison où « 160 détenus radicalisés, de plus en plus difficiles à repérer, imposent leur loi à leurs codétenus. »

Libération comme Le Parisien et Aujourd’hui en France insistent sur le fait que « l’agresseur de Nice était dans les radars de la DGSI ».

« Moussa Coulibaly était même surveillé une heure encore avant l’attaque des militaires. Le marginal, était filé par les services de renseignements qui n’ont pu empêcher son passage à l’acte. »

Pour La Croix « l’agression de Nice est le symbole d’une nouvelle menace diffuse, le ministre de l’Intérieur a estimé que la France devait affronter un terrorisme en libre accès. »

« A côté des filières structurées explique La Croix, Al-Quaida et Daech appellent en effet "les combattants" à passer à l’acte par tous les moyens, rendant la prévention des attaques presque impossible. »

Le Figaro et L’Humanité qui ne sont pas franchement sur la même ligne politique ont choisi la même photo pour leur première page, celle du Premier ministre grec reçu hier, mercredi 4 février par le président français, les 2 hommes sont tout sourire.

La légende n’est en revanche pas la même : pour Le Figaro « Hollande et les Européens demandent à la Grèce de tenir ses engagements ».

L’Humanité titre sur « Tsipras veut faire bouger l’Europe, Hollande traîne les pieds ».

Le quotidien communiste offre 2 pages de points de vue à des spécialistes qui expliquent « pourquoi la renégociation de la dette grecque est une bonne nouvelle pour la relance économique en Europe ».

Les journaux français n’en oublient pas pour autant l’Afrique Nicolas.

Et « la difficile guerre du Tchad contre Boko Haram », pour reprendre les mots du Figaro qui analyse que « le pouvoir tchadien est décidé à réduire l’influence de Boko Haram dans une zone qu’il considère comme stratégique. Le Tchad ménage les susceptibilités assurant qu’il ne fait usage que du simple droit de poursuite, qui permet depuis plusieurs années aux armées de la région d’entrer sur 35 kms au Nigeria pour combattre Boko Haram. »

Mais, estime Le Figaro « cet habillage trompe d’autant moins que des troupes tchadiennes sont aussi déployées au Niger, dans ce qui ressemble à une manoeuvre pour prendre les islamistes en tenaille. »

L’envoyé spécial de Libération à Niamey note d’ailleurs que « le Niger devrait appuyer l’intervention, l’Assemblée nationale nigérienne devrait en effet se réunir très vite pour approuver l’intervention militaire de ses propres troupes en appui de celles du Tchad. »

Attention, rappelle cependant dans les colonnes de Libération Marielle Debos, auteur d’un livre remarqué sur la militarisation du Tchad, « l’armée du pays sahélien est réputée pour sa violence, et on réactive le mythe du guerrier tchadien du désert, qui déjà sous la colonisation, fascinait les militaires français ». Mais on oublie selon elle que « derrière cet imaginaire, il y a des réalités moins glorieuses. »

Enfin le titre de L’Equipe se résume en un mot : « incroyable ». Au terme d’une séance de tirs au but à rebondissements après un 0/0, les bastiais se sont qualifiés 7à6 pour la finale de la Coupe de la Ligue, face à Monaco pourtant largement favori. « Ils défieront le PSG au Stade de France le 11 avril. »

L’Equipe relève aussi que même si « pour la première fois depuis des années, la Côte d’Ivoire n’était pas venue en Coupe d’Afrique des Nations avec un statut de favori, elle est au rendez-vous. Les Ivoiriens se sont imposés logiquement contre la RDC 3 à 1 et disputeront la finale de la CAN. »

Ce sera contre le vainqueur de Ghana/guinée équatoriale, coup d’envoi à 19H TU à vivre en direct sur les antennes africaines de RFI et sur afriquefoot.rfi.fr.

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