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Le coq chante

La santé des pollinisateurs dans l’espace européen

Audio 26:30
© REUTERS/Heinz-Peter Bader
Par : Sayouba Traoré
29 mn

L’affaire est sérieuse, comme on va le voir. De nombreux acteurs se préoccupent de la santé des pollinisateurs. D’abord les apiculteurs, parce que l’abeille est le plus grand pollinisateur. Et l’abeille est un petit compagnon de l’homme qui lui donne du miel depuis des siècles. Une abeille malade ou un miel contaminé par un agent pathogène, et c’est tout de suite une question de santé publique. Et une ruche décimée signifie automatiquement une baisse de production de miel.

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Ensuite l’agriculteur, parce que chacun de nous sait que sans pollinisation, pas de production agricole. En transportant le pollen, de plante en plante, l’abeille féconde les cultures. On voit donc les conséquences de la disparition de cet auxiliaire précieux pour l’agriculteur.

On connaît aujourd’hui 29 agents pathogènes et prédateurs de l’abeille (prédateurs, parasites, champignons, bactéries et virus). Il est vrai que la fonction de pollinisation était assurée dans une large mesure par l’abeille. On sait également que d’autres espèces d’insectes interviennent. Or, des études ont montré que ces espèces de pollinisateurs déclinent également. Il se trouve que c’est un problème qui ne peut être étudié et traité à l’intérieur des frontières d’un seul pays. Et toutes les disciplines scientifiques sont également concernées. C’est pour toutes ces raisons que les chercheurs ont été obligés de s’organiser au niveau de l’Europe.

En France, et plus récemment en Europe, la surveillance de la santé des pollinisateurs est l’affaire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ou Anses. Cette agence a organisé une Journée scientifique le 9 décembre 2014 à la Cité internationale universitaire de Paris. 


Invités
:

- Gilles Salvat, directeur de la Santé animale et du Bien-être des animaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation.
- Marie-Pierre Chauzat, responsable adjointe du Laboratoire de référence de l’Union européenne sur la santé de l’abeille
- Magali Chabert, chef de l’Unité pathologie de l’abeille de l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation
- Agnès Rortais, chef de projets de l’Unité scientifique et des Risques émergents de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)
- Romain Julliard dirige le centre d’écologie et des sciences de la conservation du Muséum national d’Histoire naturelle.
 

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski

 

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