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Aujourd'hui l'économie

La Grèce face à ses créanciers de l’Eurogroupe

Audio 03:53
¿Podrá Grecia liberarse del peso de una deuda de 320 mil millones de euros que representa un 175 % de su PIB sin un programa de austeridad?
¿Podrá Grecia liberarse del peso de una deuda de 320 mil millones de euros que representa un 175 % de su PIB sin un programa de austeridad? REUTERS/ Alkis Konstantinidis

Les ministres des Finances de la zone euro se penchent ce soir sur le cas grec. Les participants sont pessimistes sur les chances d'aboutir à un accord avec le nouveau gouvernement.

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Qu'attendre de ce rendez-vous alors que les principaux protagonistes s'arc-boutent sur leurs positions ? Ianis Varoufakis soutient mordicus que son pays ne peut pas rembourser sa dette à court terme, la restructuration, c'est-à-dire l'annulation de la dette est selon lui inévitable.

À l'opposé son homologue allemand Wolfgang Schaüble répétait hier à Istanbul où se réunissait le G20 finances qu'il était hors de question de négocier un nouveau programme pour la Grèce. On a du mal à imaginer que ces deux-là changent d'avis en 24 heures. C'est pourquoi cette réunion convoquée dans l'urgence, à la veille du conseil européen où se retrouvent demain tous les chefs d'État et de gouvernement de l'union, sera surtout un tour de piste pour confronter les scénarios envisageables.

Avec des positions aussi inconciliables, les discussions ne vont-elles pas tourner en rond ?

C'est un risque. Le débat formel porte sur le programme mis en place en 2012 avec la troïka, les Grecs le rejettent, ses partenaires souhaitent qu'il demeure le cadre de référence. Mais la question de fond, c'est la soutenabilité de la dette grecque. La Grèce peut-elle se libérer d'un boulet de 320 milliards d'euros qui représente 175 % de son produit intérieur brut en poursuivant dans l'austérité ? Les Japonais vivent avec un ratio de dette bien supérieur, mais ils sont encore la troisième puissance mondiale. La Grèce est exsangue, vidée par la récession. Plusieurs d'entre eux vont même plus loin et soutiennent que la restructuration de 2012 est intervenue trop tard.

La Grèce était déjà à bout de souffle, en récession depuis quatre ans. Refuser une nouvelle annulation, ou un rééchelonnement comme le demandent les Grecs soucieux de sauver les apparences, c'est prolonger l'état comateux dans lequel se trouve le pays sans espoir véritable de voir sa dette réduite. Le temps est compté. Sans accord, la Grèce ne recevra pas la dernière tranche d'aide européenne prévue par le programme de 2012. La Grèce pourrait être en cessation de paiement.

S'il n'y a pas d'accord, l'hypothèse du Grexit, la sortie de la Grèce de la zone euro, serait la solution par défaut ?

Ça ne résoudra pas le problème des Grecs. Ils ne pourront pas alléger l'austérité s'ils sortent de l'Union, car en cas de restructuration les marchés ne prêteront plus un sou à Athènes. À moins qu'une aide soit fournie par des États amis - la Russie, les États-Unis, la Chine. Une option qui figure parmi les hypothèses avancées dans la presse ou par les Grecs, mais pas confirmées par les pays concernés.

Cela ne résoudra pas non plus le problème de la gouvernance au sein de la zone euro qui doit démontrer aujourd'hui qu'elle est fidèle au projet de la monnaie unique, c'est-à-dire la convergence des économies. C'est ce que rappelle de façon récurrente à l'Europe cette Grèce, une nouvelle fois, au bord du gouffre.
 


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