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Aujourd'hui l'économie

A la Bourse le vice plus fort que la vertu

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Les entreprises du «vice» génèrent plus de bénéfices que les entreprises socialement responsables.
Les entreprises du «vice» génèrent plus de bénéfices que les entreprises socialement responsables. REUTERS/Regis Duvignau

Les actions des entreprises présentes dans les secteurs de l'alcool, du jeu ou du tabac sont les plus rentables sur le très long terme. C'est la conclusion de l'étude menée par trois chercheurs de la London School of Economics, ils ont comparé les rendements des actions sur un siècle d'activité sur les deux grandes Bourses occidentales, Wall Street et la City, à la demande du Crédit Suisse pour son livre annuel.

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Aux Etats-Unis, sur la très longue période, sur 115 ans exactement, les actions de l'industrie du tabac offrent le meilleur rendement. Et au Royaume-Uni, les actions les plus juteuses sont celles des brasseries et des distilleries. Boire, fumer, jouer sont des passions bien humaines qui traversent le temps, en résistant aux crises comme aux modes.

Les entreprises présentes dans ces secteurs prospèrent donc à la faveur d'une demande robuste, stable, mais aussi d'un environnement en général assez privilégié. Les marchés du tabac, de l'alcool et du jeu sont en général très encadrés par l'Etat et de fait protégés d'une concurrence exacerbée.

Investir dans le vice rapporte plus que dans l'éthique ?

Un dollar investi dans le Vanguard FTSE Social Index Fund, qui a sélectionné les entreprises socialement responsables, a rapporté en moyenne 2,6 dollars. Un dollar investi dans le Vice Fund, le fonds du vice, qui agrège une vingtaine de titres spécialisés dans les activités déjà citées et l'armement, a rapporté 3,36 dollars à l'actionnaire. Le slogan adopté par le Vice Fund à son lancement en 2002 se vérifie : « lorsque c'est bien, c'est très, très bien... Lorsque c'est mal, c'est mieux. »

Du coup, les analystes recommandent maintenant aux investisseurs soucieux du bien commun d'acheter des titres de sociétés socialement pas très responsables et de faire évoluer la gouvernance de l'intérieur, pour tirer profit de leur performance sans renoncer à la morale. Mais cela demande un gros investissement en temps et en énergie dans les assemblées générales des actionnaires.

L'autre conclusion étonnante de cette étude concerne les pépites du Nasdaq

Les Facebook, Alibaba et consorts font saliver tous ceux qui rêvent de s'enrichir grâce à l'innovation. C'est pourquoi ces titres sont souvent survendus quand ils sont introduits en Bourse et se révèlent décevants à moyen terme.

Et puis investir dans le neuf c'est un pari risqué, la Bourse est une histoire sans fin de hauts et de bas. D'émergence de nouveaux rois et de chute d'empires. Les chercheurs constatent que les sociétés qui ont déjà 20 ans de cotation sont beaucoup plus rentables que celles arrivées depuis trois ans seulement.


 

EN BREF DANS L’ECONOMIE

Le bénéfice de la Société Générale a augmenté de 30 % l'année dernière

C'est légèrement en-dessous des objectifs de la banque française mais cela reste un résultat enviable. La dépréciation de ses activités en Russie et l'arrêt du crédit à la consommation au Brésil ont à peine entamé sa progression. Pour 2015, les perspectives sont radieuses, et cela malgré les incertitudes sur l'économie mondiale.

Les citoyens américains résidant à l'étranger sont de plus en plus nombreux à rendre leur passeport

Ils étaient 3 415 l'année dernière, 14 fois plus qu'en 2008. Ils renoncent à leur citoyenneté pour éviter les complications fiscales, car même les Américains résidant à l'étranger doivent payer l'impôt dans leur pays d'origine.

Avec la mise en place de contrôles renforcés, de plus en plus de contribuables finissent par prendre la nationalité de leur pays d'accueil où ils sont aussi soumis à l'impôt.

 

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