La marche du monde

Guyane : sur les traces du bagne (1/2)

Audio 49:30
Le camp de la réclusion sur l’Ile St Joseph.
Le camp de la réclusion sur l’Ile St Joseph. Michel Pierre

A l’occasion de l’ouverture d’un musée du bagne à Saint-Laurent-du-Maroni, les Guyanais se réapproprient leur histoire.Après le temps des galères et celui des bagnes portuaires de Brest, Rochefort et Toulon, le Second Empire et la Troisième République ont fait de la Guyane la terre d’expiation des condamnés aux travaux forcés et des multirécidivistes.La marche du monde est en reportage en Guyane, département français d’Amérique du Sud, sur les traces d’un siècle de bagne avec l’historien Michel Pierre.

Publicité

Les cellules du camp de la réclusion.
Les cellules du camp de la réclusion. RFI/Valérie Nivelon

Nous explorons les îles du Salut et leurs cellules de réclusion. Au milieu du Maroni, nous découvrons l’îlot Saint-Louis, le plus petit bagne de Guyane, dédié aux forçats lépreux. Nous partons également en forêt à la découverte des tombes des Relégués de Saint-Jean-du-Maroni.

A Saint Laurent-du-Maroni, capitale du bagne, nous découvrons le camp de la transportation aujourd’hui musée, et nous évoquons les tentatives d’évasion, véritable obsession des bagnards, à travers la figure mythique d’Henri Charrière, dit Papillon, évadé vers le Venezuela en 1944.

A l’écoute des archives sonores, c’est toute la vie et la survie de près de 70 000 condamnés qui surgit du passé. Un système pénal tout à la fois tragique et absurde, créé en 1852 et dénoncé en 1923 par le grand reporter Albert Londres, pour disparaître totalement en 1953.
 

Avec Michel Pierre, auteur de plusieurs ouvrages sur le bagne, et co-commissaire des expositions de Saint-Laurent-du-Maroni.


Un grand merci à Marie Bourdeau, directrice du CIAP de Saint-Laurent-du-Maroni ainsi qu’à l’équipe scientifique du Musée du bagne qui vient d’ouvrir ses portes à Saint-Laurent-du-Maroni (Danielle Donet-Vincent, Jean-Lucien Sanchez, Marine Coquet, Franck Sénateur) et à l’association Meki Wi Libi Na Wan pour le site de Saint-Jean-du-Maroni.


A lire
: «Le temps du bagne», Les collections de l’Histoire n° 64.

Un graffiti à la mémoire des anarchistes enfermés au camp.
Un graffiti à la mémoire des anarchistes enfermés au camp. Michel Pierre

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail