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Revue de presse Afrique

A la Une: «Si Goodluck pouvait se taire!»

Audio 04:49
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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« Attentats à la voiture piégée, attentats-suicides, massacres de population, font désormais le quotidien des Nigérians qui fuient par centaines de milliers », relate Le Pays au Burkina.

« Malheureusement, cette spirale de violence, suscitée et entretenue par les apôtres de l’obscurantisme, n’est pas près de s’arrêter […] Pour qui connaît la détermination de cette secte, surtout lorsqu’il s’agit de se distinguer dans la cruauté et le sadisme, il n’est pas permis de douter que les prochaines élections seront les plus sanglantes de l’histoire de ce pays », prévient le journal, qui met en garde : « Or, ne pas tenir ces élections à bonne date, serait un échec […] Un tel état de fait serait en même temps une menace pour tous les autres pays, voisins proches ou éloignés du pays de Goodluck Jonathan. »

Le président nigérian dans le collimateur de notre confrère burkinabè : « Il serait bien que l’Etat nigérian consacre plus d’efforts aux combats qu’à une communication mensongère qui vise plutôt à arranger son image et celle de son président. Pendant que les soldats nigérians affirmaient avoir repris la ville de Baga des mains des insurgés, les mêmes islamistes paradaient dans les rues de Baga et commettaient encore des exactions sur les populations séquestrées. A quoi sert donc de vendre la peau de Boko Haram avant même de l’avoir tué ? », s'interroge avec colère Le Pays. Le message est clair : « Si Goodluck pouvait se taire ! »

Un autre titre burkinabè, L’Observateur, s’en prend lui au chef de Boko Haram, avec là aussi une exclamation : « Que Shekau commence par envoyer ses propres enfants ! » Indignation après l’attaque lancée contre les forces tchadiennes dans la région de Gambaru, dans l’extrême nord-est du Cameroun, qui a fait plus de 200 morts et de nombreux blessés mardi.

« Il y a fort à parier que parmi ces nombreuses victimes, on a pu dénombrer, outre quelques rares combattants aguerris, une cohorte de jeunes et même très jeunes recrues, lancées comme autant de projectiles sur les positions de l’infanterie tchadienne, une armée de métier rompue à la guerre. De la chair à canon en somme », déplore L'Observateur. « Une triste réalité qui ne risque pas d’affecter Abubakar Shekau, le chef de la secte, adepte des massacres à grande échelle ainsi que du kidnapping de masse et qui, à maintes reprises, a démontré son profond mépris pour la vie humaine. »

Sans surprise, Faure Gnassingbé entre dans l’arène électorale togolaise

« C’est désormais officiel, relate le siteKoaci.com, sans surprise, Faure Gnassingbé a annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle prévue pour se tenir le 15 avril prochain. Le président candidat à sa succession a été investi par les quelque 700 délégués de l’union pour la république. »

« Quand on est unis, on est forts derrière le président Faure », scandaient les partisans du chef de l’Etat.

Faure Gnassingbé briguera un troisième mandat

« Cela, malgré la situation sociopolitique tendue dans le pays. La population togolaise, s’inspirant d'une certaine façon de l’exemple burkinabè, voulait en finir avec la dynastie Gnassingbé », relate Le Pays, au Burkina. Mais tout ce tapage n’a pas émoussé la détermination de Faure à demeurer au pouvoir. « Comme quoi, " le chien aboie et la caravane passe ", n'en déplaise à tous ces Togolais qui ne veulent plus voir Faure Gnassingbé, même en peinture. »

Eclatée, l’opposition rate le virage de l’alternance

Le site Afrik.com rappelle qu'à « moins de deux mois du scrutin, l’opposition apparaît divisée face à Faure Gnassingbé. Déjà sept personnes ont annoncé leur candidature, notamment Jean-Pierre Fabre, soutenu par le regroupement politique CAP 2015 et Alberto Olympio du Parti des Togolais et petit-neveu de Sylvanus Olympio, le premier président du Togo assassiné lors d’un coup d’Etat, en 1963. »

« L’opposition togolaise vient de rater le virage de l’alternance », juge Le Pays. « Et une fois de plus, en cause : les ego surdimensionnés, chacun préférant être tête de rat que queue de lion. C’est sûr, cette présidentielle à un seul tour fera l'affaire de Faure. Ce scrutin a toutes les chances de passer pour une simple formalité pour le président sortant. »

Le Pays fait un clin d'œil à notre ami Mamane : « Où va le Togo ? Cette question mérite d’être posée […]. Le peuple togolais vivra pour longtemps encore sous la férule des Gnassingbé. Dans quel genre de république sommes-nous, si ce n'est dans une république bananière, à l’image de la république du " Gondwana " ? Car, comment comprendre que ce soit dans le village natal du président, à Pya, que l'on décide de fixer la date des élections, à l'occasion d'un Conseil des ministres extraordinaire ? », s'emporte le journal.

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