Revue de presse Afrique

A la Une: Blaise Compaoré, la vengeance dans la peau

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Et elles demandent la clarification de son statut. Lequel statut constitue une « grande préoccupation » pour la société civile, et « sans doute pour le gouvernement aussi », souligne Le Faso.net, après l’audience accordée par le président de la Transition, président du Faso, Michel Kafando à une délégation des Organisations de la Société civile.

Attention, il y a des « signes qui ne trompent pas », prévient Le Pays. Le journal évoque « toutes ces personnes jugées proches du clan Compaoré, qui tentent de récupérer la transition ou qui sont en train de revenir, par des chemins insidieux, aux affaires ». Et le quotidien ougalais s’indigne. « Non contents de n’avoir pas fait leur sincère mea culpa, certains n’ont pas mis de l’eau dans leur discours d’arrogance ». Le Pays dénonce donc les partisans de l’ex-président burkinabè qui « recommencent à reprendre du poil de la bête », mais aussi le comportement de leur mentor. Lequel s’est « confortablement installé à Abidjan où il […] rumine sa vengeance, fourbissant ses armes pour revenir ». Commentaire du confrère : si Blaise Compaoré n’est pas un réfugié politique, c’est qu’il se croit « en villégiature au bord de la lagune Ebrié ». La Côte d’ivoire « ne peut pas se prêter à ce jeu », énonce Le Pays, qui recommande vivement de « voir comment arrêter les choses pendant qu’il est encore temps ».

Gabon : comme un avion sans ailes
 
Un Boeing 777 immatriculé au Gabon est immobilisé à l’aéroport parisien d’Orly. L’appareil appartient à ce pays d’Afrique centrale dont la présidence de la République s’étonne que la justice française ai saisi l’appareil.

A l’origine, c’est Le Figaro qui avait révélé cette affaire il y a quarante-huit heures. Le quotidien français affirmait que l’avion avait été saisi « à la suite d’un litige commercial avec un sous-traitant ». Le Figaro précisait ainsi qu’une société suisse, spécialisée dans la mise à disposition d’avions pour transporter des VIP, « réclamait à la République du Gabon environ huit millions de dollars ».

Le site Internet Gabon news se fait l’écho de la réaction officielle gabonaise, précisant que l’aéronef se trouve en France « pour des travaux de maintenance », que cet avion est considéré comme « une partie de la souveraineté gabonaise, au même titre que le territoire » et qu’on frise-là « l’incident diplomatique ».

Mais dans la région, la presse se passionne cette affaire. La photo de l’avion illustre ainsi la « une » du journal Les Dépêches de Brazzaville. Un Boeing 777 gabonais « saisi pour impayés » à l’aéroport parisien d’Orly, lance le quotidien congolais. Une société suisse créancière de la République gabonaise lui réclame le paiement de « huit millions de dollars, soit 5,26 milliards FCFA », affirme le confrère. L’appareil fait l’objet d’une « saisie conservatoire » depuis le 25 février dernier à Orly. Cette affaire pourrait « donner lieu à une brouille diplomatique aux conséquences incalculables entre la France et le Gabon », avise Les Dépêches de Brazzaville.


Afrique du Sud : chasseurs d’A-fric

En Afrique du Sud, les chasseurs très fortunés peuvent désormais s’offrir des safaris au lion blanc. C’est le quotidien français Libération qui le raconte. Les chasseurs paient de 30 000 à 50 000 dollars, de 28 000 à 47 000 euros, pour abattre des lions blancs aux yeux bleus, des antilopes noires ou des gnous dorés.

Mais comme ces animaux sont extrêmement rares à l’état sauvage, des réserves de chasse en Afrique du Sud les élèvent désormais, pour qu’ils soient ensuite tués. C’est « cent fois plus cher » que ce que les chasseurs paient habituellement, remarque Libération, qui rapporte ici une information du site américain Bloomberg. Cet élevage sélectif visant à créer des animaux « exotiques » provoque un tollé auprès des écologistes et des « chasseurs plus traditionnels », relève le journal, car ces animaux sont des « créatures de Frankenstein ». Rien à voir avec la protection de la nature, « et tout avec le profit», soupire un indigné anonyme dans Libération.

 

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