En sol majeur

Mody Sacko (Emission en partenariat avec la Galerie des Dons du Musée de l'Histoire de l'Immigration)

Audio 49:30
Mody Sacko, lors de l'occupation des sans-papiers à la Bastille, en mai 2010.
Mody Sacko, lors de l'occupation des sans-papiers à la Bastille, en mai 2010. Bernard Rondeau

EMISSION EN PARTENARIAT AVEC LA GALERIE DES DONS DU MUSEE DE L'HISTOIRE DE L'IMMIGRATION A PARIS.Mody Sacko Fousseni naît en 1981 au Mali, à Bamako, où ses parents, cultivateurs dans le village de Troula, séjournent de temps en temps. Finalement, c’est avec un visa de touriste qu’il arrive à Paris en juin 2006. Il s’installe chez son père qui avait immigré seul bien des années auparavant, lorsque Sacko était encore enfant. Grâce à une fausse carte de séjour, il trouve rapidement du travail dans le bâtiment. Manœuvre, il apprend grâce à un chef d’équipe le métier de coffreur, ce qui lui permet de décrocher régulièrement des contrats d’intérim.Au printemps 2008, lorsque la première série de grèves des travailleurs sans papiers se déclenche, il suit le mouvement de loin et contacte la CGT. En 2009, en liaison avec le syndicat, il se retrouve propulsé aux avant-postes sur son chantier, puis il devient le porte-parole du mouvement national qui ne concernait pas moins de 2 000 entreprises sur toute la France. En grève depuis un an, les sans papiers cherchaient à obtenir du ministère de l’Immigration l’application des accords de régularisation, obtenus à la suite de l’occupation des marches de l’Opéra Bastille. Sacko, qui fait partie des occupants du Palais de la Porte Dorée, visite l’exposition permanente du Musée de l’Histoire de l’immigration. Et là, surprise et émotion, il se reconnaît sur une photographie de Patrick Zachmann légendée «Village de Troula» prise au Mali en 1993.La carte de grévisteLe 7 octobre 2010, le Palais de la Porte Dorée est occupé par un mouvement de sans-papiers. Ils sont cinq cents grévistes à s’y installer pendant quatre mois. Sacko Fousseni revient sur cet épisode trois ans après, en racontant son parcours et en donnant sa carte de gréviste qu’il conservait comme un «morceau d’histoire». S’il considère cette carte comme son «premier vrai papier», c’est en 2012 qu’il obtient officiellement une carte de séjour d’un an renouvelable, ce qui lui a permis d’«aller travailler sans la peur au ventre d’être arrêté par la police», et de retourner au Mali.→ Retrouvez l'histoire complète de Mody Sacko: ici.→ Une interview de Mody Sacko Fousseno, depuis sa régularisation en janvier 2012: ici.

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