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Chronique des matières premières

Les cours du pétrole écrasés par les stocks américains

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Les puits de pétrole américains produisent 12 millions 600 mille barils par jour.
Les puits de pétrole américains produisent 12 millions 600 mille barils par jour. Getty Images/Photo 24/Brand X Pictures

Les stocks de pétrole n'ont jamais été aussi pleins aux Etats-Unis, ce qui fait rechuter les prix du pétrole.

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Les cours du pétrole sont écrasés par les stocks américains. L'équivalent de 468 millions de barils s'entassent dans les cuves de Cushing et les autres terminaux des Etats-Unis, un record de tous les temps. Le gouvernement américain a même proposé d'acheter 5 millions de barils pour ses réserves stratégiques, histoire d'alléger un peu le fardeau.

Ces énormes stocks, on les doit à une moindre activité des raffineries, qui entrent en saison de maintenance et qui, aux Etats-Unis, sont dissuadées par la faiblesse des marges et l'abondance de produits pétroliers. Or pendant ce temps, les puits de pétrole américains continuent de produire toujours plus de barils : 12,6 millions par jour aujourd'hui, près d'un million de plus que l'an dernier.

La diminution du nombre de forages, qui avait un peu soutenu les cours mondiaux le mois dernier, tarde à se traduire en baisse effective de la production américaine. Les quantités de brut américain qui s'accumulent pourraient même défier les capacités maximum de stockage du pays et entraîner les prix du pétrole encore plus bas. Ce sont les avertissements de l’Agence internationale de l’énergie, qui n’attend pas de baisse de la production américaine avant l'été.

C’est ce qui a fait vivement réagir les cours du baril de pétrole la semaine dernière. Ils ont chuté de 9 % pour finir sous la barre des 55 dollars à Londres et des 45 dollars à New York. Les marchés continuent d'ignorer le déclin des productions libyenne et plus récemment irakienne de pétrole. Ils ne voient que le surplus mondial causé par les Etats-Unis et qui pourrait être aggravé par le retour du pétrole iranien sur le marché, si un accord préliminaire sur le nucléaire était conclu d'ici la fin du mois, puis un accord global d'ici le mois de juin, ce qui délivrerait Téhéran des sanctions.
 

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