Revue de presse Afrique

A la Une: attentat de Tunis, signé Etat islamique

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© AFP/Pius Utomi Ekpei

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C’est une première. L’attentat au musée du Bardo est en effet le premier revendiqué par l'organisation de l'Etat islamique en Tunisie. Le site d’information Tunisie numérique le souligne. Mais s’empresse de remarquer que le lien entre les deux terroristes abattus et le groupe de l’Etat islamique « reste à démontrer ».

Certes, admet Le Pays à Ouagadougou, mais le nom du groupe terroriste qui a frappé à Tunis « importe peu ». En effet, explique le quotidien ouagalais, ces groupes partagent le même « gène de la barbarie et de l’obscurantisme ». Or avec la « qualité de sa démocratie », la Tunisie est « particulièrement exposée ».

Guinée Conakry Info n’écrit pas autre chose. La signature de l’attentat par l’Etat islamique ne « souffrirait difficilement du doute ! », tranche le confrère en ligne. Et sans plus perdre de temps avec ce genre de réserve, le journal sur Internet sonne le tocsin contre « ceux qui (…) étendent encore leurs tentacules avec le funeste espoir de mettre tout le monde à genoux, morts ou vivants. Et c’est ça, les Tunisiens, ni les autres ne l’accepteront pour rien au monde ! », martèle Guinée Conakry Info.

En puis en France, à noter ce témoignage recueilli à Tunis par le journal Le Parisien, qui a rencontré un voisin de Yassine Abidi, l’un des deux terroristes de l’attaque du musée du Bardo. Les membres de la famille du jeune terroriste n’ayant rien remarqué de sa conversion, le voisin en question raconte dans le quotidien français qu’en suivant les événements à la télévision, le propre frère de Yassine Abidi « espérait que les policiers tuent les terroristes, ce qu’ils ont d’ailleurs fait. Il était loin d’imaginer qu’il y aurait son frère parmi eux », dit ce voisin du jeune tueur au quotidien français.

Côte d’Ivoire : coalition d’opposition sans Affi

En Côte d’Ivoire, une coalition d’opposition vient de faire son apparition. Figure de proue de cette coalition, Mamadou Koulibaly. L’ancien président de l’Assemblée nationale a demandé à rencontrer la direction du Fpi. Et c’est au nom des candidats dits « frondeurs » du PDCI, l’ancien parti unique, que sont Charles Konan Banny, Amara Essy, mais aussi KKB et le professeur Kablan Brou, ainsi qu’en son propre nom il a rencontré Sangaré et non pas Affi.

C’est ce que souligne ce matin L’infodrome. « Entre griffes », le journal ivoirien met en exergue cette déclaration de Mamadou Koulibaly : « Nous sommes sur la même longueur d’onde que Sangaré ». Et le confrère ajoute que ces propos « assurément,  ne vont pas faire plaisir dans le camp de Pascal Affi N’Guessan ». Mais, est bien obligé d’admettre L’Infodrome, Mamadou Koulibaly a indiqué que les opposants les plus significatifs « voient en Sangaré Abou Dramane l'interlocuteur pour le compte du FPI ».

Comme le constate le quotidien indépendant Soir Info, Mamadou Koulibaly a « choisi son camp ». Et puis autre aspect de la création de cette coalition, en se mettant ensemble, ces partis politiques et candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2015 veulent obtenir du pouvoir « les meilleures conditions d'organisation de [cette] présidentielle », remarque aussi Soir Info, qui fait ainsi référence à la prochaine charte de cette coalition d’opposition annoncée par Mamadou Koulibaly au nom de tous ces opposants regroupés autour de lui.

En d'autres termes, ils veulent avoir « des élections équitables, avec une liste électorale et un code électoral clairs, un accès équitable aux médias d’État, une sécurité pour les élections et les candidats, et un financement propre des partis et des candidats », résume Soir Info, qui rapporte ainsi la déclaration de l’ancien président de l’Assemblée nationale et président du parti LIDER Mamadou Koulibaly.

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