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RCA: pour le ministre Demafouth, «une armée nationale n’est pas un dépotoir»

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Jean-Jacques Demafouth.
Jean-Jacques Demafouth. AFP PHOTO / COUMBA SYLLA

Les autorités de la transition centrafricaines préparent le forum de réconciliation prévu mi-avril à Bangui. Pour engager les débats sur l’avenir du pays et notamment sur les différents groupes armés, anti-balaka et ex-Seleka, les doléances des Centrafricains recueillies lors des « consultations populaires à la base », de fin janvier à début mars, sont en train d’être compilées. Jean-Jacques Demafouth est ministre, conseiller à la présidence sur les problèmes de sécurité et les relations avec Sangaris et la Minusca. Il est celui qui a coordonné ces consultations dans toute la Centrafrique, et il s’occupe de l’organisation du forum de Bangui. De passage à Paris, Jean-Jacques Demafouth est l’invité d’Amélie Tulet.

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« Nous avons constaté une volonté des populations centrafricaines de participer pleinement à la vie politique pour l’avenir de notre pays. […] En tête, il y a le problème de sécurité, ensuite le problème économique et les problèmes sociaux également. Les gens aujourd’hui nous demandent lorsqu’ils voient les ONG arriver : mais où sont les médecins centrafricains, où sont les commissariats de police, où sont nos Faca, les Forces armées centrafricaines ? »

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