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Autour de la question

Qui sont les pionnières de l'ethnographie française?

Audio 49:30
«Lettres de Sanga», de Denise Paulme et Deborah Lifschitz.
«Lettres de Sanga», de Denise Paulme et Deborah Lifschitz. CNRS éditions

Au mois de janvier 1935, Deborah Lifschitz et Denise Paulme quittent Paris pour rejoindre le village Dogon de Sanga, au Soudan Français, dans l’actuel Mali.

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La mission « Sahara-Soudan » est dirigée par l’ethnologue Marcel Griaule, qui revient en pays Dogon pour compléter des recherches entamées, trois ans plus tôt.

Mais, les deux femmes vont rester à Sanga bien plus longtemps que leurs collègues masculins et conduire leur propre mission. Les lettres envoyées en France par Deborah Lifschitz et Denise Paulme sont des documents précieux qui permettent de comprendre la naissance d’une nouvelle discipline : l’ethnographie.

Quel était le rôle des femmes sur le terrain, comment étaient-elles perçues par les populations locales, comment étaient-elles considérées au sein de leur propre champ disciplinaire ? Quelles étaient leurs méthodes de travail ? Comment ont-elles exercé leur métier dans un contexte colonial ? Quelle est la singularité de leurs publications ? Comment Deborah Lifschitz a-t-elle été déportée à Auschwitz ?

Avec Marianne Lemaire, anthropologue au CNRS et membre de l’Institut des mondes africains. Elle a édité les Lettres de Sanga (CNRS éditions), un ouvrage sur la correspondance des deux femmes ethnologues en pays Dogon, Denise Paulme et Deborah Lifschitz, qui ont notamment travaillé avec Michel Leiris et Marcel Mauss.

La réalisation est signée Cécile Bonici.

Un grand merci à Yves Gaillard, documentaliste multimédia à l'INA.

 

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