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Nouvelles technologies

Une batterie, une minute, une charge

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Les smartphones sont de plus énergivores.
Les smartphones sont de plus énergivores. Reuters/路透社

En remplaçant le lithium des batteries par de l’aluminium, moins onéreux, plus efficace et moins polluant que celui des accus traditionnels, des chercheurs américains ont mis au point une batterie flexible qui se recharge en un temps record. Une innovation qui est destinée principalement à nos smartphones de plus en plus énergivores et toujours à plat.

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Nos smartphone ou nos tablettes sont devenues au fil des innovations de véritables usines à gaz et surtout des gouffres à énergie. Le « sans fil » ne l’est plus vraiment, avec ces appareils éternellement branchés au réseau électrique par le cordon ombilical énergétique du chargeur. Il serait peut-être temps de remplacer le fameux lithium de nos batteries par un autre composé offrant une recharge ultra-rapide de nos appareils nomades.

Un heureux hasard a permis aux scientifiques américains de l'université de Stanford en Californie de remplacer le lithium, dont les ressources naturelles sur la planète sont très limitées par de l’aluminium, qui est abondant, écologique et surtout bon marché. Le problème avec ce matériau, de prime abord idéal, était que ses performances au fil des cycles de charge et de décharge se dégradaient sérieusement.

Mais l’obstacle de sa faible endurance vient d’être levé, en combinant une anode en aluminium avec une cathode de graphite qui plonge dans un électrolyte liquide ionique. Un exploit technologique qui rend flexible la batterie, donnant la possibilité de l’intégrer facilement dans des vêtements intelligents ou des objets connectés. Autre performance, elle peut se recharger des milliers de fois en une minute chrono.

Le Saint Graal vient-il d’être trouvé ? Pas complètement ! Ce prototype d’accumulateur « aluminium-ion » délivre environ deux volts et pas plus. Patatras ! Nos smartphones vont souffrir d’anémie, car ils en consomment au minimum trois, afin de fonctionner correctement. Les chercheurs de Stanford certifient qu’ils vont bientôt régler ce nouveau problème, et prédisent un avenir radieux à leur batterie permettant le stockage des énergies renouvelables que produisent les éoliennes, les panneaux solaires ou le courant d’origine hydraulique.

Et nos scientifiques rêvent déjà à des voitures qui feront le plein d’électricité en moins d’une minute grâce à leur découverte inattendue. Si leurs recherches échouent, nous pouvons d’ores et déjà ressortir nos chargeurs ou dire définitivement adieu à nos gadgets électroniques énergivores.Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

 

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