Allô Bruxelles

Marie Arena, députée européenne socialiste

Audio 03:22
Une mine de cuivre à Kolwezi, dans le sud-est de la RDC
Une mine de cuivre à Kolwezi, dans le sud-est de la RDC AFP/GWENN DUBOURTHOUMIEU

Briser le lien entre l’exploitation des minerais et le financement de groupes militaires : tel est l’objectif du texte adopté ce mardi 14 avril par les députés de la commission du Commerce international du Parlement européen. Selon les ONG, les ressources naturelles seraient à l’origine de 40 % des conflits dans le monde. Les fonderies et les raffineries de l’Union devront obtenir une certification européenne pour prouver que l’étain, le tantale, le tungstène et l’or qu’ils utilisent ne proviennent pas de zones de conflit comme en RDC. Mais la portée de ce texte sur les minerais des conflits ne fait pas l’unanimité au sein du Parlement européen. Les formations de gauche dénoncent une proposition trop peu contraignante. Le principe de transparence (« diligence raisonnable » est l’expression employée) ne s’applique pas à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

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Notre invitée est Marie Arena, députée européenne socialiste, porte-parole du groupe S&D (Socialistes et Démocrates) du Parlement sur la question des minerais des conflits. Elle est remontée contre la droite qui n’a pas voulu rendre le texte trop contraignant. Elle était d’ailleurs la semaine dernière en RDC et la région des Grands Lacs pour évoquer ce sujet.

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