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Aujourd'hui l'économie

La Grèce est toujours dans l’impasse

Audio 03:17
Manifestation dans les rues d'Athènes en marche vers le ministère du Travail, le 6 avril 2015.
Manifestation dans les rues d'Athènes en marche vers le ministère du Travail, le 6 avril 2015. AFP/Louisa Gouliamaki

L'horizon s'assombrit de jour en jour pour la Grèce. Les négociations avec ses créanciers sont dans l'impasse, ce qui a conduit l'agence Standard and Poor's à abaisser sa note souveraine en catégorie spéculative.

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Comme le Zaïre de Mobutu ou le Zimbabwe, la Grèce pourrait être à son tour incapable de rembourser le FMI. Du jamais vu dans un pays occidental. Cette hypothèse catastrophiste se réalisera d'ici un mois si Athènes ne parvient pas à un accord avec ses créanciers annonce l'agence américaine de notation Standard and Poor's pour justifier l'abaissement de la note souveraine de la Grèce dans la catégorie spéculative. Voilà donc la Grèce marquée d'un triple C + assorti d'une perspective négative.

Il est vrai qu'aujourd'hui sa situation parait complètement désespérée. Elle a bien honoré l'échéance d'avril due au FMI, mais on doute qu'elle y parvienne en mai. Les caisses sont vides, il lui faudra choisir entre le versement des salaires et des pensions et les remboursements au FMI. Sa seule planche de salut, ce sont les 7 milliards deux cents millions d'euros promis par ses partenaires européens.

Une impasse totale

Mais les Européens refusent catégoriquement de verser cette nouvelle tranche d’aide tant que le gouvernement Syriza n'aura pas présenté des réformes crédibles. Le premier ministre Alexis Tsipras lui refuse de son côté de renoncer à une augmentation des dépenses publiques. Élu pour soulager la peine des Grecs, il reste pour le moment fidèle à ses promesses de campagne. C'est l'impasse totale. À cette heure, plus personne ne croit qu'Athènes présentera lundi un programme de réformes, c’est pourtant ce qui était prévu.

L'eurogroupe réuni la semaine prochaine à Riga n'aboutira pas à un premier versement. Olivier Blanchard, l'économiste en chef du FMI, a été encore plus alarmiste hier en estimant plausible que la Grèce sorte de la zone euro. Ces pronostics négatifs fournis par les experts économiques contrastent avec l'optimisme foncier qui demeure du côté des politiques. Michel Sapin le ministre français de l'Économie croit toujours qu'une solution sera trouvée, mais cela prendra du temps, « on n'est pas à un jour près », a-t-il indiqué chez nos confrères.

Vers un déblocage lors des assemblées du FMI et de la Banque mondiale à Washington ?

La question grecque fait bien partie des sujets prioritaires inscrits à l'agenda de ces assemblées. Dès 2010 le FMI, dirigé à cette époque par Dominique Strauss-Khan, avait proposé une restructuration de la dette de l'État grec. Il y a donc dans ces instances, au FMI, des interlocuteurs disposés à une nouvelle approche du dossier. Ianis Varoufakis, le fougueux ministre grec des Finances est sur place aujourd'hui et demain. Jusqu'à maintenant ses interventions ont plutôt jeté de l'huile sur le feu que régler les différends, mais son but évidemment sera de trouver une ouverture.
 


♦ En bref dans l'actualité économique :

Le rouble continue à reprendre du terrain face au dollar

Après être monté jusqu’à 80 roubles en décembre, le billet vert est repassé cette nuit en dessous du seuil des 50 roubles. La devise russe a regagné 40% depuis début mars. Si ce rebond se confirme, la récession pourrait être moins sévère que prévu.

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