Invité du matin

Christian Eckert, (Budget): «le but, c’est réduire la dépense publique»

Audio 08:51
Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 4 novembre.
Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 4 novembre. AFP PHOTO / MARTIN BUREAU

Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, auprès du ministre des Finances et des Comptes publics est l'invité du matin sur RFI. Il réagit en direct au micro de Frédéric Rivière sur le programme de stabilité budgétaire et les exigences de la Commission européenne.

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Le programme de stabilité budgétaire vaut pour les trois prochaines années et Christian Eckert a dit non aux efforts supplémentaires demandés par la Commission européenne en matière de réduction des déficits publics:

"La trajectoire suggerée par la Commission de Bruxelles avait pour principal défaut d'avoir un résultat de croissance moins important que notre propre trajectoire. Celle que nous proposons à Bruxelles qui réalise une réduction des déficits aussi forte voir même plus rapide que ce que propose la Comission, mais qui maintient un taux de croissance susceptible de recréer de l'emploi, suffisamment pour faire baisser le taux du chômage, c'est notre objectif, notre priorité"

"Nous allons dialoguer avec la Commission mais dans un état d'esprit qui est  différent des années précédentes dans la mesure où, auparavant, nous étions en retard sur nos objectifs et ceux de la Commission, cette fois-ci on peut presque dire qu'on est en avance."

Les collectivités locales seront de nouveau mises à contribution alors que la réduction de la dotation de l'Etat aux collectivités territoriales (communes, départements, régions) doit diminuer de 11 milliards d'euros d'ici 2017, ce qui devrait entrainer souvent une augmentation des impôts locaux :

"Nous voulons entrainer le pays vers une réduction dans la dépense publique; on ne peut pas constatmement dire: il faut dimunuer la dépense publique pour laquelle la France est souvent qualifiée d'être le record-man d'Europe, et puis refuser d'entrainer l'ensemble des acteurs publics" qui "représentent environ 21% de la dépense publique".

Et sur la probable augmentation des impôts locaux, Christain Eckert donne quelques exemples:

"A Toulouse, les nouveaux élus qui avaient fait campagne en disant: 'on n'augmentera pas les impôts' les ont augmentés très récemment à hauteur de 32 millions d'euros. Mais la baisse des dotations n'est que de 11 millions d'euros pour cette commune".

"Il y a une politique de gribouille, une schizophrénie, c'est le mot qu'a utilisé le Premier ministre et il a eu raison!"
 

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