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Aujourd'hui l'économie

Au sommet Asie-Afrique de Jakarta, les non-alignés parlent économie

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Le président indonésien, Joko Widodo (au centre avec une cravate rouge), accueille ses partenaires lors de l'ouverture du sommet Asie-Afrique à Djakarta, le 21 avril 2015.
Le président indonésien, Joko Widodo (au centre avec une cravate rouge), accueille ses partenaires lors de l'ouverture du sommet Asie-Afrique à Djakarta, le 21 avril 2015. REUTERS/Beawiharta

En marge des cérémonies marquant le 60e anniversaire de la conférence de Bandung, l'Indonésie accueille cette semaine le sommet Asie-Afrique. En préambule à la rencontre des chefs d'Etat qui commence mercredi à Jakarta, l'accent est mis aujourd'hui sur les affaires entre les deux continents.

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600 participants sont attendus à ce sommet des affaires. Au moment où on célèbre le 60e anniversaire du mouvement des non-alignés, né à la conférence de Bandung en 1955, le commerce Sud-Sud devient le nouveau credo de la coexistence pacifique. « Croître ensemble est un must, un devoir » a indiqué le ministre indonésien des Affaires étrangères dans un message adressé aux participants. Les deux continents ont de quoi faire, ils connaissent des taux de croissance parmi les plus rapides au monde. 4,9 % pour l'Asie en 2013/2014 et presque autant pour l'Afrique, 4,3 %.  

Les échanges ont explosé entre les deux continents au cours de la première décennie du troisième millénaire. +22 % en valeur tandis qu'entre l'Europe et l'Afrique la progression était de 15 % seulement. Aujourd'hui, le quart des exportations asiatiques sont destinées à l'Afrique, un chiffre équivalent à celui des exportations européennes. Un chiffre trompeur, le premier partenaire asiatique de l'Afrique, et de loin, c'est toujours la Chine. Le quart du pétrole extrait en Afrique est expédié en Chine.

Après une période de forte croissance, le commerce de la Chinafrique s'est stabilisé depuis la crise de 2008

Après avoir investi massivement sur le continent africain pour garantir ses besoins en matières premières, la Chine, devenue entre temps la deuxième puissance économique mondiale, cherche maintenant à étendre son influence avec sa monnaie. Plusieurs pays africains ont déjà passé des accords pour libeller une partie des échanges commerciaux en yuan. C'est le cas du Zimbabwe, du Ghana, du Nigeria, de l'Afrique du Sud.

Des banques centrales africaines détiennent aussi une partie de leurs réserves en yuan. Enfin, l'Egypte et l'Afrique du Sud sont devenus membres fondateurs de la Banque d'investissement dans les infrastructures que Pékin vient de lancer pour concurrencer la Banque mondiale. Une banque dont les prêts seront proposés en yuan.

La Malaisie et l'Inde sont aussi des investisseurs importants en Afrique

La Malaisie est un partenaire historique de l'Afrique, c'est l'un des premiers pays asiatiques à s'être intéressé au continent africain, dès les années 1990, déjà pour le pétrole. En 2011, c'est le pays asiatique qui a investi le plus en Afrique d'après la Cnuced, devant l'Inde et devant la Chine.

Ces trois pays jouent chacun leur propre partition. Si le président Xi Jinping sera bien présent demain pour le sommet Asie-Afrique, le Premier ministre indien Narendra Modi a renoncé au déplacement. New Delhi aura d'autres opportunités pour développer ses relations avec l'Afrique, avec à l'automne la tenue d'un sommet Inde-Afrique.
 


 
EN BREF DANS L’ECONOMIE :

Les mairies et les régions grecques rechignent à transférer leurs fonds à la Banque centrale

C'est ce que leur a demandé hier le gouvernement d'Alexis Tsipras. L'Etat en manque de liquidités cherche à avoir un peu d'argent frais pour honorer le remboursement des emprunts accordés par le FMI. Mais les collectivités locales craignent que cette décision sème la panique et compromette les chantiers en cours. L'Etat s'engage à rembourser d'ici 15 à 20 jours les prêteurs les plus pressés. Ce transfert est imposé à toutes les entreprises publiques.  

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