Invité du matin

Jean-Christophe Cambadélis: « Le PS a besoin d'une majorité stable »

Audio 08:30
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis lors de sa conférence de presse après le Conseil national du parti. Paris, le 11 avril 2015.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis lors de sa conférence de presse après le Conseil national du parti. Paris, le 11 avril 2015. AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, vice-président du PSE et député de Paris est l'invité du matin sur RFI. Il intervient en direct au micro de Frédéric Rivière sur la crise des migrants en Méditerranée et la tenue du prochain Congrès du Parti socialiste.

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Jean-Christophe Cambadèlis est favorable à des efforts massifs pour régler la crise des migrants en Méditerranée et a proposé un "plan Marshall" de 10 milliards d’euros. Le Sommet extraordinaire de l'UE sur la question des migrants a eu lieu jeudi dernier et ne parait pas satisfaisant. Pourquoi?

« Il est évident qu’un certain nombre de pays sont très réticents, à la fois l’Angleterre et un certain nombre de pays nordiques à une solidarité nécessaire »

Dans quelle mesure la France doit-elle prendre sa part dans l’accueil des réfugiés ?

"Ça n’est pas un problème de proportion, c’est un problème de répartition. Aujourd'hui, on ne peut pas laisser l'Italie et la Grèce seule face à ce problème et s'en laver les mains car si nous ne nous organisons pas au niveau européen, ça nous reviendra comme un boomerang. Il faut répartir en sachant qu’il y a deux catégories, ceux qui ont vocation à retourner dans leur pays parce que c’est de l’immigration économique et ceux qui demandent le droit d’asile.
De ce point de vu d’ailleurs je crois qu’il faudrait travailler à un dispositif au Niger par exemple pour pouvoir organiser les demandes de droit d’asile aujourd’hui en Europe ou particulièrement en France."

 

Le Premier secrétaire du Parti Socialiste revient sur les enjeux du Congrès de son parti les 5, 6 et 7 juin prochain où quatre motions divergentes sont présentées:

« L’enjeu du congrès du Parti socialiste est le suivant: il faut une majorité stable et la plus large possible pour le renouveau du Parti. C’est essentiel pour pouvoir aborder, soit l’élection présidentielle, soit les prochaines élections régionales. »

A propos des "frondeurs": "Je pose une question: s'ils étaient battus, si une majorité existait, celle que je veux conduire, est-ce qu'ils accepteraient la majorité ou est-ce qu'ils continueraient à critiquer?".
"Je ne suis pas certain qu'ils soient sur une orientation d'accepter la majorité, ce qui pose un vrai problème", a ajouté le député de Paris.
"C'est pour cela qu'il faut une grande majorité, de façon que le débat, une fois qu'il a eu lieu, permette au Parti socialiste d'être stabilisé
".
"Il faudrait qu'à un moment donné, on respecte la majorité", a-t-il insisté en observant qu'au sein du groupe socialiste à l'Assemblée, "une majorité de parlementaires soutient la politique gouvernementale" mais les frondeurs "continuent à la critiquer". "L'élément essentiel de la démocratie, à savoir le respect de la majorité, n'est pas là".

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