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Revue de presse française

A la Une : le Népal dévasté

Audio 06:42
AFP

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Des gravas, des tas de ruines, des corps sans vie et des rescapés hagards… Photo chocs ce matin en première page des journaux.
« Séisme, dévastation et pauvreté : le Népal est en ruines », constate L’Humanité.
« Le toit du monde s’est écroulé », soupire Libération.
« Le Népal tremble encore », s’exclame La Croix.

En effet, pointe Le Figaro, « les sauveteurs ont engagé une course contre la mort pour tenter de trouver des survivants dans les décombres (…) mais les secours sont compliqués par l’instabilité tectonique. Hier matin, le pays a été secoué par un deuxième séisme dont l’onde de choc s’est propagée jusqu’à New Delhi, à 800 km à l’ouest, où la terre a tremblé pendant près d’une minute. (…) 'La nuit a été épouvantable. J’ai senti les tremblements jusqu’au petit matin. C’était comme dormir sur un bateau en mer', raconte cet habitant de la banlieue de Katmandou joint par le journal. 'Tout le monde a peur, poursuit-il. Des rumeurs circulent. On dit qu’un autre séisme de 9 sur l’échelle de Richter va se produire. Du coup, les gens refusent de rentrer chez eux'. »

Le dernier bilan fait état de plus de 3.200 morts. « On a tous en tête des images de Kobe et surtout de Port-au-Prince dévastés, relève Libération, la différence étant que l’un s’en est remis et l’autre pas ; le Japon a su mobiliser toutes ses ressources pour reconstruire, Haïti a été abandonné ou presque à sa misère. Au Népal, il y a fort à parier, estime Libération, que les zones hautement touristiques, comme Katmandou, seront assez vite remises sur pied, même si des dommages irréparables semblent avoir été causés au patrimoine culturel. Les villes, les villages et les contrées isolés, en revanche, risquent d’avoir du mal à surmonter le choc et le chaos. Comme souvent, l’ampleur de l’aide internationale et la rapidité avec laquelle elle s’organise sont impressionnantes, et même réconfortantes à l’heure où l’on tend à fermer la porte à l’autre, mais c’est sur la durée, insiste Libération, que l’on mesurera sa générosité et son efficacité. »

Démuni…

Que faire face à cette terre qui tremble ? Et bien pas grand-chose, soupire Le Journal de la Haute-Marne. « L’impuissance de l’Homme est à la hauteur de ces forces implacables qui peuvent tout anéantir sur leur passage. La science a fait des progrès dans la connaissance des secousses telluriques. On dispose de la cartographie exacte des lignes de fracture qui parcourent la croûte terrestre. On connaît aussi la localisation probable des tremblements de terre. Manque l’essentiel pour les habitants concernés, pointe le quotidien champenois : le moment de la catastrophe. Tout ce que l’on peut faire pour réduire l’impact des secousses, c’est adapter la construction des bâtiments aux risques encourus. Mais tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne de la prévention. Les dispositifs parasismiques coûtent cher. Ceux qui en disposent paient un moindre tribut que ceux qui en sont démunis. »

Et le Népal fait partie de ces pays démunis… « Dans ce pays pauvre de 28 millions d’habitants, les architectes ont souvent ignoré les normes antisismiques, malgré des secousses annuelles », relève La Croix.

Qui plus est, c’est tout un patrimoine historique qui a été détruit, pointe le journal : « classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la place Durbar à Katmandou, offrait en effet, dès samedi, un spectacle de désolation : plusieurs bâtiments érigés entre le XIIe et le XVIIIe siècle se sont effondrés sur eux-mêmes, déversant des monceaux de briques et de planches. (…) Et puis, déplore encore La Croix, il ne reste qu’un socle de la tour blanche Dharahara, haute de cinquante mètres, surmontée d’une flèche de bronze, où les touristes et les Népalais grimpaient pour admirer la vue sur la vallée. Son sommet abritait un sanctuaire hindou dédié à Shiva. Lorsqu’elle s’est effondrée samedi, une centaine de visiteurs se trouvaient à l’intérieur. »

Eclaircie sur le front de l’emploi ?

A la Une également, un chiffre très attendu : celui du chômage en France en mars… L’Est Républicain se prend à espérer… « Et si la légère reprise économique se traduisait par un frémissement des chiffres du chômage ? Le gouvernement dévoile ce lundi les chiffres du mois de mars. Ils sont à scruter avec une acuité particulière, car si on ne peut pas parler d’embellie, les clignotants repassent à l’orange. Nous sommes loin de la promesse utopique de l’inversion des chiffres du chômage du candidat Hollande, mais sur le papier, jamais la période n’a été aussi favorable depuis trois ans, pointe L’Est Républicain. Les prix du pétrole sont au plus bas. C’est excellent pour épargner les porte-monnaie. Électroménager, voitures… Les ménages re-consomment d’ailleurs timidement. La parité euro-dollar nous est surtout moins défavorable. Cela constitue du pain béni pour les exportations. Les taux d’intérêt sont bas. Particuliers comme entreprises peuvent emprunter sans grands risques. La conjonction de l’ensemble de ces petits éléments permet aux prévisionnistes d’envisager une éclaircie. »

Mais non, s’exclame Le Parisien, pas d’éclaircie en vue sur le front de l’emploi : « elle était annoncée, attendue, mais l’inversion de la courbe du chômage, ce n’est pas pour maintenant ! Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi du mois de mars publiés cet après-midi ne devraient pas - encore une fois -, croit savoir Le Parisien, permettre de donner corps à cette très emblématique promesse du président Hollande. Et pour cause, précise le journal, car derrière cette formule qui claque se cache une réalité économique implacable : pour inverser la courbe, il faudrait que le nombre de chômeurs baisse durant une période de trois mois d’affilée et significativement, environ 50.000 demandeurs de moins. Et on est bien loin du compte, estime Le Parisien. La très timide reprise qui souffle sur l’économie française n’a pas pour l’heure permis de doper l’emploi. »

Et puis « l’épreuve du chômage vue de l’intérieur : à l’occasion de ses 30 ans, pointe La Croix, l’association 'Solidarités nouvelles face au chômage' a commandé une étude qui permet de mieux comprendre les difficultés vécues par les demandeurs d’emploi. »
Une étude qui montre, s’il en était encore besoin, que « personne ne ressort indemne d’une recherche d’emploi. Même ceux qui ont retrouvé un travail demeurent marqués. (…) Au fond, qu’est-ce que le chômage ?, s’interroge La Croix. Pour ceux qui le vivent, qui le subissent, le plus souvent, c’est un traumatisme. Violent, profond, laissant même des traces indélébiles quand il détruit sur son passage la confiance et l’estime de soi. »

Et le quotidien catholique de conclure : « les 'assistés' n’existent pas ; ceux qui vivent du 'système' – et bien sûr il y en a – sont des malhonnêtes, des profiteurs. Ceux qui cherchent un travail ont le droit d’être 'assistés', d’être accompagnés, et ceux qui en ont un ont le devoir de les soutenir et de les respecter. »

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