Invité du matin

Marie-Noëlle Lienemann: «Une réorientation de notre politique est urgente»

Audio 08:36
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris.
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris. RFI

Aujourd’hui, pour parler du chômage qui a de nouveau augmenté au mois de mars - plus 0,4 %, soit 15 400 demandeurs d’emplois supplémentaires et donc un nouveau record à 3 000 510 chômeurs -, Frédéric Rivière reçoit Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, ancienne ministre et membre du courant « Maintenant la Gauche ». Elle revient plus généralement sur l’actualité de la politique nationale et la préparation du congrès du Parti socialiste.

Publicité

« J’y vois la démonstration qu’il est urgent de faire une certaine réorientation de notre politique. Voilà maintenant plusieurs mois, voire plusieurs années que nous disons que sans un effort équilibré entre la relance de la demande, donc de la consommation ou de l’investissement public, et de l’autre côté la relance de l’offre, c’est-à-dire aider l’investissement de modernisation de nos entreprises, et bien nous n’arriverons pas à faire reculer le chômage. »

"Voilà plusieurs mois, voire plusieurs années, que nous disons que sans un effort équilibré entre la relance de la demande - la consommation ou l'investissement public - et de l'autre côté la relance de l'offre - aider l'investissement de modernisation de nos entreprises -, nous n'arriverons pas à faire reculer le chômage. Hélas, ce bilan, cette analyse est confortée".

"Je plaide pour un collectif budgétaire où on mettrait sur la table 20 milliards pour gagner un point de PIB, c'est-à-dire 150.000 emplois. Ces 20 milliards pourraient être pour la moitié du pouvoir d'achat et pour l'autre moitié de l'investissement public rapide. Je pense notamment à tout ce qui est nécessaire en économie d'énergie pour les bâtiments publics"

Pour "les deux ans qui restent, nous pensons que dans les six mois qui viennent, voire dans les trois mois qui viennent, il est possible de prendre des mesures qui sont plus conformes à nos engagements et qui vont booster cette croissance et donc l'emploi".

Dans les causes invoquées, Marie-Noëlle Lienemann revient sur le manquement de François Hollande en 2012 à un "moment-clé qui était de refuser de ratifier le traité européen sur lequel on avait dit qu'on ne le ratifierait pas sans modification structurelle, notamment pour avoir une politique de croissance européenne".

 


NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail