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Chronique des matières premières

Le maïs va manquer en Afrique australe

Audio 01:50
Getty Images/Andrew Dernie

La sécheresse a amputé d'un tiers la production de maïs en Afrique du Sud, grenier de la région. Une menace pour la sécurité alimentaire qui avait pourtant progressé l'an dernier.

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Le maïs va manquer en Afrique australe. Les pluies ont fini par arroser les champs, mais les dégâts de la sécheresse de février-mars sont irréversibles. La récolte qui doit commencer en mai sera inférieure d'un tiers à celle de l'an dernier en Afrique du Sud, et inférieure de 25 % dans l'ensemble de la région. Or le maïs blanc, dont l'Afrique du Sud est le deuxième producteur mondial, derrière le Mexique, est l'aliment de base des populations d'Afrique australe - le maïs jaune étant destiné au bétail. Le Zimbabwe, le Botswana, le Lesotho, le Swaziland sont les plus grands consommateurs de maïs blanc par habitant au monde. Déjà dépendants de l'Afrique du Sud et de la Zambie, ils ont eux aussi vu leur production chuter.

La FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, commence à s'inquièter ouvertement. La sécurité alimentaire de la région risque de se dégrader, alors qu'elle avait été assurée très confortablement l'an dernier, grâce à des récoltes de maïs record. La population nécessitant une aide alimentaire avait même été divisée par deux au Zimbabwe. L'Afrique du Sud avait conclu un accord pour exporter son maïs en Chine, et elle convoitait les marchés du Moyen-Orient.

Cette année, malgré les stocks de la récolte précédente, les capacités d'exportation sud-africaines seront moitié moins importantes que l'an dernier. L'Afrique du Sud doit même importer du maïs jaune, les éleveurs sud-africains manquant de fourrage, lui aussi grillé par la sécheresse. Si le marché mondial du maïs jaune est très bien approvisionné par les Etats-Unis, l'Europe et l'Ukraine, le recours au marché mondial pour le maïs blanc est impossible car il n'y a pas de fournisseur hors d'Afrique australe, d'où les craintes de la FAO sur l'inflation alimentaire dans la région. A Johannesburg, les prix ont déjà grimpé de 20 % pour le maïs blanc, de 9 % pour le maïs jaune. Pour éviter une telle flambée à sa population, la Zambie, deuxième producteur de la région, subventionne désormais le maïs.
 

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