Atelier des médias

«Vous m’avez manqué»: histoire d'une dépression (dé)connectée

Audio 49:30

Cette semaine, l’Atelier des médias rencontre Guy Birenbaum, journaliste, chroniqueur, blogueur, homme de radio, de télévision et du web. Il vient de publier «Vous m'avez manqué», un livre autobiographique dans lequel il raconte sa descente aux enfers, sa dépression. Entre 2003 et 2014, le journaliste a multiplié les collaborations, les publications, les billets de blog, les tweets, les clash, ces batailles verbales et virtuelles. Tout d'un coup, en mars 2014, il s'est tu, isolé, enfermé et déconnecté.

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Dans son livre Vous m’avez manqué. Histoire d’une dépression française, Guy Birenbaum raconte sa chute et sa réclusion, qui a duré deux mois. Il y partage également sa vision d'un monde qui s'est accéléré et emballé et d'un web tour à tour libérateur et nauséabond.  

Après des années d’exaltation des nouvelles technologies, des réseaux sociaux, des possibles du net, on redécouvre depuis quelque temps le revers de la médaille. L’histoire de Guy Birenbaum est un parcours personnel. Sa dépression est le fruit de multiples facteurs, de son passé, de celui de sa famille victime des guerres et crimes de masse du XXème siècle.

Mais l’auteur y voit également les conséquences d’une virtualisation de sa vie, ainsi que d’une exposition extraordinaire de sa personne à la foule, à la haine, à la gloriole, à un monde qui se construit devant nos yeux. Ce livre offre publiquement le regard d’un adepte, d’un adorateur, repenti, déçu du monde connecté.

Les chroniques de la semaine

1. Instant Articles : pourquoi confier ses contenus à Facebook (ou pas)
par Marie-Catherine Beuth

L'annonce, le 13 mai 2015, a fait l'effet d'une petite bombe dans le monde de la presse en ligne : neuf éditeurs de sites d'information - du New York Times à Buzzfeed - ont accepté de publier leurs articles directement sur Facebook. Avec Instant Articles, le réseau social devient l'hébergeur et le distributeur d'articles, créés et financés par les médias. 
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2. L'innovation disruptive ne se planifie pas, elle est spontanée
par Francis Pisani

Une innovation de rupture est une innovation qui, venue de loin, finit par bousculer les technologies en place. Un bon exemple nous est donné parSkype. Une innovation incrémentale est une simple amélioration d'un produit ou d'un service existant. Concevoir une innovation de rupture est relativement facile. La vraie difficulté consiste à la faire percer sur le marché.
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