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Revue de presse française

A la Une: la Grèce au bord de la faillite

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AFP

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Il y a urgence, s’exclame Le Figaro… « Athènes et ses créanciers sont au pied du mur. La Grèce, à bout de ressources, menace de ne pas payer l’échéance de 303 millions d’euros due au FMI d’ici le week-end. Ce serait le premier pas vers un défaut de paiement, scénario aussi inédit qu’imprévisible. Les autres capitales voient aussi se rapprocher la mi-juin, considérée comme le dernier délai pour lancer un tour des gouvernements et des parlements si l’on veut consentir une rallonge à la Grèce et la tenir à flot jusqu’à la fin de l’été. Athènes doit rembourser 8,5 milliards d’euros au FMI et surtout à la BCE d’ici à septembre. Les caisses sont presque vides. La faillite est une question de temps. »

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras est à Bruxelles. Aucun accord n’a encore été trouvé… Joue-t-il avec les nerfs de ses créanciers ? Sans doute, répond Le Républicain Lorrain : « la Grèce affole toujours. Cela fait quatre mois que le pays est sur la corde raide et que ses créanciers redoutent la chute. Le gouvernement d’Alexis Tsipras le sait et en joue au maximum afin d’obtenir les rallonges qu’il réclame tout en cédant le minimum sur les réformes impopulaires que Bruxelles, le FMI et la Banque centrale européenne le pressent d’accomplir enfin. Ce temps gagné est déjà en soi une victoire pour Athènes, mais le jeu est dangereux. Pour tout le monde. »

Pour Sud Ouest, un compromis est encore possible : « on peut espérer qu’un accord, fût-ce à l’arraché, permettra de concilier trois choses importantes : le respect par Athènes de ses engagements, une vraie souplesse des créanciers pour soulager un peuple grec qui ploie sous le fardeau, enfin le refus de l’aventure – avec un vrai risque d’engrenage – que signifierait l’abandon, par un de ses membres, de la monnaie unique. »

Victime ?

« Les Grecs sont-ils des victimes de l’Union européenne ?, s’interroge pour sa part La Croix. À cette question, nombreux sont ceux qui répondent oui. En Grèce, bien sûr, mais aussi un peu partout en Europe, ceux qui s’insurgent contre le poids de l’austérité sur les catégories sociales les moins favorisées. En réalité, estime le quotidien catholique, on ne peut trancher par un oui ou par un non. En résumant à l’extrême, on peut dire que la Grèce s’est mise elle-même dans la pire des situations mais que ses partenaires européens ont une part de responsabilité. »

En effet, s’interroge La Croix, « pourquoi avoir laissé ce pays gâcher les fonds européens qui lui étaient versés ? Pourquoi l’avoir admis beaucoup trop tôt dans la zone euro ? C’est bien parce qu’elle a une part de responsabilité que l’Union a déjà beaucoup aidé la Grèce. Elle doit continuer à le faire parce que, affirme le journal, pour une part, les modalités de l’aide ont aggravé le mal et empêchent aujourd’hui le pays de se relever. Mais rien ne pourra réussir, estime La Croix, si les Grecs renvoient sans cesse toute la faute vers les autres. Ils ont beaucoup de chemin à faire pour renoncer aux facilités auxquelles ils ont trop longtemps cédé et mettre en ordre leurs propres affaires. »

Le double jeu du Qatar

A la Une de Libération, cette enquête décapante sur le Qatar… « Qatar, ami ou ennemi », s’interroge Libération. En fait, un « ami dangereux », répond le journal. En effet, « Doha a beau afficher un visage ouvert et savoir placer son argent, le scandale du Mondial 2022 et le soutien de l’émirat à certains groupes islamistes refroidissent les Occidentaux, constate le journal.[…] Derrière le scandale de la Fifa et la démission de son président, Sepp Blatter, on aperçoit les flux discrets de l’argent qatari. Ceux qui financent le jihadisme moyen-oriental ou encore l’islam politique en France. On soupçonne aussi la présence sulfureuse de fonds provenant de cet émirat wahhabite dans les capitales européennes, où le Qatar possède des actifs aussi visibles que le Paris-SG ou les grands magasins Harrods. Pourtant, la France – comme les Etats-Unis – entretient des rapports étroits avec ces émirs du gaz qui sont les relais naturels des intérêts occidentaux dans la région. »

En fait, le Qatar présente un double visage, analyse Libération : « il affiche volontiers un visage ouvert et moderne. Il finance la culture la plus noble, tape sur le ventre des dirigeants occidentaux et sait mettre en avant les figures très jet-set de la famille Al-Thani. Mais il exerce à l’intérieur du pays une autocratie, qui interdit les partis politiques et maintient une partie de ses immigrés, qui forment la grande majorité de la population, dans une condition parfois proche de l’esclavage. »

Autre double jeu, détaille encore Libération : « officiellement, le Qatar s’est joint à la guerre occidentale contre le terrorisme. Il accueille même une grande base américaine permanente sur son sol. L’émir entretient des liens affectueux avec Barack Obama […]. Mais les terroristes honnis le sont beaucoup moins, constate le journal, quand ils ont le mérite de s’opposer par le fer et par le sang à l’influence chiite – iranienne ou syrienne – dans le Proche-Orient déchiré. » C’est ainsi que « l’émirat soutient avec beaucoup de constance, pointe Libération, certaines fractions islamistes armées. Non pas l’autoproclamé Etat islamique, dont il se déclare un des ennemis les plus actifs, mais la fraction al-Nusra, qui cherche à passer pour un moindre mal face à la barbarie revendiquée par les dirigeants de l’Etat islamique… et se réclame de cet humaniste bien connu appelé Oussama ben Laden. Des barbares modérés, en quelque sorte. »

Fin de règne…

Enfin, « impitoyable », s’exclame L’Equipe en première page. Pourtant, il a l’air gentil Novak Djokovic, le N° 1 du tennis mondial. Mais il s’est montré en effet sans pitié hier, en quarts de finale de Roland Garros, face au roi de la terre battue, Rafael Nadal, neuf fois vainqueur de l’épreuve. « Comme un fétu de paille », s’esbaudit le quotidien sportif. « Rafael Nadal a littéralement été emporté par le vent qui soufflait de la raquette de Novak Djokovic. Il reste deux matches au Serbe pour remporter le seul titre qui manque à son palmarès. »

« Djokovic terrasse le roi Nadal », s’exclame Le Figaro. « La patience, vertu cardinale du jeu sur terre battue, récompense l’obstination de Novak Djokovic. Le numéro 1 mondial a brutalement balayé des années de frustration, de désillusions. »

« Hier, Rafael Nadal fêtait ses 29 ans. Et Novak Djokovic lui a fait voir 36 chandelles », ironise Le Parisien.
 
« Djokovic met fin à l’invincibilité de Nadal », constate encore Libération pour qui « Novak Djokovic, planté sur sa ligne, a réduit le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue au rôle de pelote de laine entre les pattes du chat. »

 

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