Grand reportage

Les migrants de La Chapelle

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Migrants devant l'église Saint-Bernard à Paris, le 4 juin 2015. Principalement des Erythréens et des Soudanais, ils ont été évacués de leur campement du métro La Chapelle.
Migrants devant l'église Saint-Bernard à Paris, le 4 juin 2015. Principalement des Erythréens et des Soudanais, ils ont été évacués de leur campement du métro La Chapelle. REUTERS/Benoit Tessier

Plus de deux semaines après l’évacuation du campement de La Chapelle, près de 200 des migrants qui l’occupaient sont toujours, ou revenus à la rue, malgré les promesses de relogement de la Préfecture de police et de la mairie de Paris. En quelques jours, ils ont été évacués, délogés, expulsés de pas moins de six endroits différents, dormant dehors sans autre assistance que la bonne volonté de quelques associations et de simples citoyens. Face à la démission d’un Etat français incapable d’appliquer ses lois en matière de prise en charge des demandeurs d’asile, ou tout simplement des personnes laissées pour compte, partis politiques, citoyens se mobilisent pour les aider à défendre leurs droits, et à les maintenir visibles dans l’opinion publique. Alors que l’afflux de migrants venus de Syrie ou de la corne de l’Afrique ne tarit pas, plusieurs voix s’élèvent en France pour demander la création de centres d’accueil partout dans l’Hexagone et notamment à Paris pour permettre à ces personnes venues de loin, de décider, en sécurité et en toute quiétude de leur parcours d’asile. Dans ce Grand Reportage, Raphaël Krafft retrace les deux semaines d’errance de ces Soudanais, Érythréens, Éthiopiens, Tchadiens, Guinéens même, à travers les rues du centre de la capitale française.