Chronique des droits de l'homme

«Délit de faciès»: des associations réclament la traçabilité des contrôles

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Omer Mas Capitolin, président de la Maison communautaire pour un développement solidaire, demande une traçabilité des contrôles de police.
Omer Mas Capitolin, président de la Maison communautaire pour un développement solidaire, demande une traçabilité des contrôles de police. @ Véronique Gaymard/RFI

A Paris, l’exposition en plein air « l’égalité trahie » sur des panneaux d’affichage Place de la République veut montrer au public que les contrôles de routine de la police, ce que les personnes contrôlées appellent le « délit de faciès », selon la couleur de peau, constituent un véritable problème de société. Humiliations, peur des contrôles, perte de confiance envers la police et surtout sentiment d’être un citoyen de seconde catégorie qui ne fait pas entièrement partie de la République. C’est ce que font ressortir ces témoignages exposés à Paris jusqu’au 12 juillet. Véronique Gaymard s’y est rendue.