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Revue de presse Afrique

A la Une: Marikana, la justice à la rescousse

Audio 04:32
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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En Afrique du Sud, la commission d’enquête sur la tuerie de la mine de Marikana recommande une enquête criminelle contre la police. L’action des forces de l’ordre contre les grévistes lors de ce carnage il y près de trois ans sur le carreau d’une mine sud-africaine, est dénoncée par cette commission, qui en souligne le manque total de contrôle et de commandement durant une action vouée à la catastrophe, du fait de l’impossibilité évidente de désarmer les mineurs pacifiquement.

En Afrique du Sud, le rapport de la commission d’enquête est bien entendu évoqué par pratiquement tous les journaux. On se contentera ici de souligner le travail éditorial du quotidien The Mail & Guardian, qui publie ce rapport en intégralité dans un document intitulé « The blame game », que l’on pourrait traduire en français par « la défausse », ou « c’est la faute de l’autre ». Un titre qui en dit long pour une tuerie durant laquelle la police avait tué 34 mineurs. Un document pour l’histoire.

Rwanda : le maître-espion et son fan-club
 
A Londres, un juge britannique a accordé la liberté conditionnelle au chef des renseignements rwandais, le général Karaké. L’information n’était pas encore commentée ce matin par la presse africaine en ligne, mais à Londres, plusieurs journaux britanniques, tels que The Telegraph ouThe Guardian, soulignent l’importance de la mobilisation de ses comités de soutiens autour du tribunal qui a décidé de son sort.

Et puis The Independant relate par le menu l’audience à l’issue de laquelle la juge Cherie Booth a décidé de la remise en liberté sous caution de ce militaire de 54 ans que le journal britannique qualifie de « chef des espions » rwandais.

Tout y passe, de son survêtement jaune et vert à son visage de marbre quand il a répondu au juge qu’il ne consentait pas à être extradé en Espagne, en passant par la cohorte de militants rwandais venus le soutenir en clamant haut et fort un chant guerrier intitulé [(en kinyarwanda)] « tuzarurwana », ce qui signifie « nous livrerons cette guerre », explique The Independant. Ambiance.

Burundi : défections en chaîne

Au Burundi, le vice-président Gervais Rufyikiri a pris la fuite en Belgique. Opposé lui aussi à la candidature du président Nkurunziza, et après « celles du vice-président du Conseil constitutionnel, de deux membres de la Commission électorale nationale indépendante, des porte-parole de la présidence burundaise et du parti au pouvoir au Burundi », énumère, au Burkina-Faso, le quotidien Le Pays, la défection du deuxième vice-président burundais confirme que la pression « commence à payer ». Une « énième » défection qui fissure davantage le « bunker » de Nkurunziza, lance le journal ouagalais, étant ici souligné la référence au « bunker », mot-clé souvent utilisé par la presse dans une allusion à peine voilée à celui dans lequel Hitler s’était réfugié lors de sa chute en 1945 à Berlin, et y compris par la presse en Afrique, où cette référence est pourtant moins familière qu’en Europe.

Laurent Correau-RFI : les embarras de Paris

Retour enfin sur l’expulsion musclée de Ndjamena de notre camarade Laurent Correau. L’explication du Tchad est « peu convaincante ». C’est l’avis formulé en France par l’édition en ligne du journal La Croix, quotidien catholique, qui prend certes acte de l’explication officielle tchadienne, selon laquelle notre confrère avait commencé à travailler « sans attendre » son accréditation de presse, ce qui est « strictement interdit » au Tchad. Mais la vraie raison de cette expulsion est « peut-être à chercher du côté des sujets abordés » par notre confrère, estime La Croix. Qui remarque que « Paris n’a ni regretté, ni condamné publiquement cette expulsion. […] Et qu’aucune autorité française, 48 heures après son expulsion, n’avait encore pris contact avec Laurent. Comme si rien d’inhabituel ne s’était passé, mardi soir, à Ndjamena », conclut la version sur internet du journal catholique.

 

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