Le coq chante

La Confédération paysanne du Congo, ou Copaco-PRP

Audio 26:30
Nathanael Buka Mupungu, porte-parole national de la COPACO-PRP.
Nathanael Buka Mupungu, porte-parole national de la COPACO-PRP. RFI/Sayouba Traoré

Forte de 292.000 familles paysannes structurées en plus de 450 organisations à travers toute l'étendue du territoire national de la République Démocratique du Congo, la Copaco-PRP est le fruit d’une histoire longue et mouvementée. Et l’histoire de la Copaco épouse étroitement l’histoire politico-militaire du pays.(Rediffusion du 11 janvier 2015).

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Ce qui a poussé les producteurs à se mettre ensemble, c’est parce qu'autant les petits producteurs agricoles, les éleveurs, les pêcheurs, chasseurs, artisans et autres associations de développement de l’emploi agricole et rural, chacun dans son domaine doit faire face à la spoliation des paysans par les commerçants acheteurs. Mais surtout, il fallait mettre fin à la perte d’espoir des paysans due au manque d’initiatives à l’intérieur des communautés paysannes elles-mêmes.

Les paysans ne peuvent pas profiter pleinement du fruit de leur travail. Pourtant, ce n’est pas la demande qui fait défaut. A Kinshasa, les trois quarts des habitants ne disposent ni de stocks alimentaires, ni d’argent pour assurer leur alimentation. La sécurité alimentaire est également précaire dans les provinces suivantes : Sud Kivu où 66% des ménages sont sans réserves alimentaires : Maniema (47%), Equateur (37%), Kasaï Oriental (36%), Katanga (35%) et Bandundu (35%). Selon l’UNICEF, 27% des ménages ne consomment qu’un seul repas par jour et 59% en consomment deux. La majorité de la population, soit 86%, prennent ainsi moins de trois repas par jour. Un phénomène qu’on appelle vulgairement « délestage alimentaire » a également été observé. Il s’agit d’une pratique consistant à manger par intervalle d’un à deux jours par semaine.

Un autre grand problème auquel sont confrontés les paysans africains, en général, c’est la formation technique. Les techniques ancestrales sont souvent inopérantes, du fait des effets des changements climatiques. Il se trouve que le paysan n’a pas les connaissances techniques et manque d’encadrement.

Nos Invités :

En images

- Nathanael Buka Mupungu, porte-parole national de la Copaco-PRP
- Macaire Ngwasi Mayélé, membre de la direction de la Copaco-PRP, directeur de l’académie paysanne
- Mélanie Lasom Hasoma, secrétaire permanent de la Copaco-PRP
- Madame Gunumina Collette, coordonnatrice du réseau des femmes paysannes, membre de la Copaco.

 

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski.  

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