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La marche du monde

Le Brésil face aux crimes de sa dictature

Audio 49:30
Ines Etienne Romeu, seule survivante de la maison de la mort sous la dictature militaire au Brésil, libérée grâce à la loi d’amnistie de 1979.
Ines Etienne Romeu, seule survivante de la maison de la mort sous la dictature militaire au Brésil, libérée grâce à la loi d’amnistie de 1979. TV Globo

Le Brésil est l'unique pays d'Amérique du Sud n'ayant jamais jugé les crimes de sa dictature, en raison d'une loi d'amnistie votée en 1979. Mais avec la Commission nationale de la vérité, créée en 2011 par la présidente Dilma Rousseff pour enquêter sur les violations des droits de l’homme, le Brésil affronte les années noires de son histoire.

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Le 10 décembre 2014, Vivien Ishaq présente les conclusions du rapport de la Commission brésilienne de la vérité à Dilma Rousseff, elle-même ancienne guérillera d’extrême-gauche torturée et emprisonnée sous la dictature.
C’est alors que la CNV confirme et révèle les circonstances de la mort et disparition de 434 victimes politiques du régime militaire brésilien entre 1964 et 1985, en qualifiant les faits de tragédie humaine injustifiable…

Mais, l’armée brésilienne n’a toujours pas reconnu explicitement avoir utilisé la torture… contre des militaires, contre des syndicalistes, des paysans, des églises chrétiennes, des indigènes, des homosexuels, des étudiants ou des personnels des universités. 20 000 cas de torture ont été recensés.

La CNV a officiellement entendu leurs voix et nous autorise à vous faire entendre leurs témoignages sur RFI.

Les témoins
- Le président Lula, arrêté alors qu’il dirige le syndicat des métallurgistes en 1980, vers la fin de la dictature
- Dulce Pandolfi, ancienne guérillera de l’ALN, l’action de libération nationale créée en 1968 au Brésil, utilisée comme cobaye pour un cours de torture, dans les années les plus dures
- Inès Etienne Romeu, la seule survivante de la maison de la mort de Pétropolis
- Le colonel Paulo Malhaes, tortionnaire, reconnaît les faits devant la CNV, il meurt assassiné trois semaines plus tard.

Les experts
- Vivien Ishaq, coordinatrice exécutive du rapport de la CNV, directrice de l’unité de Brasilia
- Pedro Dallari, coordinateur de la CNV et fils de Dalmo Dallari, grand défenseur des droits de l’homme dans les années 70
- Jaime Antunes da Silva, le directeur des Archives nationales brésiliennes.

Nos invités
- Les historiens Angélica Müller et Bruno Groppo. Angelica Muller a coordonné la Commission vérité sur l’Université.

Une émission préparée en collaboration avec le Centre d’Histoire Sociale (CNRS)

Remerciements aux archives nationales brésiliennes et à la CNV avec les témoignages en ligne de la CNV entendus dans l'émission:

- La Présidente Dilma Rousseff, lors de la livraison du Rapport Final de la CNV le 10/12/2014

- Déposition de Lula, sao paulo 08/12/2014

- Déposition de Dulce Pandolfi

- Déposition de la famille et des amis de Inès Etienne Romeu (dont Sergio Soares Ferreira)

- Déposition du colonel Paulo Malhaes

Une édition de la Marche du monde réalisée par Cécile Pompeani.

A lire :

L’article de Mélanie Toulhoat sur rfi.fr

A voir :

Le film de Jeanne Menjoulet sur Youtube « Brésil, la commission nationale de la Vérité. Un pas vers la justice ?», film du Centre d’Histoire Sociale.

 

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