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Nouvelles technologies

Une boite aux lettres pour «drones-facteur»

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Le drone, nouveau "joujou" des espaces aériens.
Le drone, nouveau "joujou" des espaces aériens. DR/ RFI

Une filiale du groupe français La Poste travaille depuis bientôt un an à la mise au point d’un dispositif de livraison de colis par drone. Touche finale du projet, les ingénieurs expérimentent une « station d’accueil », afin de sécuriser les phases de décollage et d’atterrissage de leur nouveau « facteur-volant ».

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Des joujoux dans le secteur des loisirs, des alliés précieux dans le domaine de l’humanitaire et de l’assistance aux personnes, les engins volants sans pilote à usage civil sont en train de conquérir les espaces aériens de la planète. Pour le compte de grandes entreprises, ces robots héliportés réalisent des missions de télésurveillance, deviennent des bâtisseurs sur les chantiers, offrent internet aux zones déconnectées et achemineront bientôt vos marchandises jusqu’à votre domicile.

Mais quand des hordes de drones nous tomberons sur la tête, il sera peut-être trop tard pour voler dans les plumes de leurs concepteurs qui n’ont pas prévu d’endroits réservés au décollage et à l’atterrissage de ces futurs coursiers du ciel. Consciente du problème, Géopost, la filiale internationale du groupe français La Poste, expérimente une « boite aux lettres » de haute technologie adaptée au « drone-facteur » qu’ils ont mise au point. 

L’engin de belle taille, équipé de 6 rotors, est capable de transporter trois kilos de marchandise dans un rayon de 20 km à la vitesse de 30 km/heure. Il sera strictement réservé à l’acheminement de paquets en urgence dans des zones inaccessibles. En montagne, par exemple, quand les conditions météo sont défavorables, quand les voies d’accès sont inondées ou enneigées et lors d’un éboulement sur une route.

Le « terminal de livraison » du drone qui se présente sous la forme d’une petite tour avec une piste d’envole au sommet, a pour fonction de « sécuriser les phases de décollage et d'atterrissage » de l’engin et de protéger des hélices de l’appareil, les manutentionnaires s’occupant des colis à délivrer. Les paquets sont acheminés sur un tapis roulant jusqu'au drone qui une fois chargé, décolle et se rend automatiquement jusqu'au lieu de livraison.

Idem pour le retour de l’engin ! Testé sur le site, unique en Europe, du Centre d’Etudes et d’Essais pour Modèles Autonomes, l’ensemble du dispositif fonctionne parfaitement, selon ses inventeurs. Un nid douillet pour les drones ! L’idée est lancée, reste maintenant à étendre le concept à tous ces volatiles robotisés qui vadrouilleront dans les nuages, sans craindre, comme les gaulois invoquant le dieu Toutatis, que le ciel nous tombe sur la tête.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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