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Chronique des matières premières

Burkina Faso: une croissance ralentie par la chute de l’or et du coton

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Le Burkina Faso est le premier producteur africain de coton, et le sixième producteur d’or du continent.
Le Burkina Faso est le premier producteur africain de coton, et le sixième producteur d’or du continent. CC/Wikimedia Commons

L’économie du Burkina Faso repose sur la production d’or et de coton. La baisse des cours des ces matières premières a ralenti la croissance du pays.

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Le Burkina Faso est le premier producteur africain de coton, et le sixième producteur d’or du continent. Ces deux produits représentent près de 90% de ses revenus d’exportation. Avec des cours de l’or et du coton en chute de 10% depuis janvier, et même de 30% depuis un an et demi, la croissance économique a dû être revue à la baisse : 4% en 2015, et non plus 5,5% comme espéré.

Le secteur aurifère, qui pèse désormais plus lourd que le coton au Burkina, n’a pas manifesté d’inquiétude particulière depuis le coup de force d’avant hier à Ouagadougou. L’activité minière, très éloignée de la capitale, se poursuit normalement écrit la compagnie canadienne Semafo, dans un communiqué, c’est le numéro deux de l’or au Burkina. Le secteur a surtout eu du mal à digérer, en plus du déclin des ventes de métal précieux, la réforme du code minier de juin dernier, en particulier le relèvement de la taxation à 27%, la fiscalité minière était l’une des plus faibles d’Afrique sous Blaise Compaoré. Mais après sa chute, la population avaient exigé un meilleur partage des richesses minières, des sites aurifères avaient même été saccagés.

L’activité cotonnière a elle aussi subi la dégringolade des cours mondiaux, pourtant la récolte devrait être record en tonnage (778 000 tonnes), avec des prix encore plus élevés pour les producteurs que l’an dernier (235 francs CFA) le kilo de coton graine, contre 225 en 2014-2015. Les sociétés cotonnières ont su commercialiser une grande partie de la récolte très tôt, avant la toute dernière chute des cours, et elles empochent aujourd’hui plus de francs CFA pour le même montant en dollars. C’est surtout le choix du coton transgénique qui donne finalement le plus de fil à retordre à l’interprofession cotonnière au Burkina, la longueur de fibre n’est pas au rendez-vous avec les semences de Monsanto, ce qui dévalue le coton burkinabè. Les surfaces OGM seront donc ramenées à 55% cette année contre 70% les années précédentes.

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