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Nouvelles technologies

Une main artificielle avec le sens du toucher

Audio 02:26
Le laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis vient de mettre au point une main mécanique pilotée par les ondes cérébrales, qui rétabli des sensations tactiles
Le laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis vient de mettre au point une main mécanique pilotée par les ondes cérébrales, qui rétabli des sensations tactiles DR

Les bio-roboticiens de la Darpa, le laboratoire de recherche du ministère américain de la Défense ont mis au point une main artificielle, qui a redonné la sensation du toucher à un homme amputé et paralysé.

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Aujourd’hui, les prothèses de type « myoélectrique », c’est-à-dire réagissant aux  contractions musculaires ou celles directement reliées au cerveau à l’aide d’électrodes et actionnées par la seule force de l’esprit, permettent a de nombreux amputés de retrouver en partie l’usage de leurs membres perdus. Mais, aussi sophistiquées soient-elles, ces prothèses n’ont qu’un seul défaut, elles n’offrent pas à leurs porteurs de ressentir les sensations d’un contact physique.
L’absence de retour sensoriel des prothèses a pour fâcheuse conséquence que la personne amputée ne percevra jamais son membre artificiel comme faisant partie d’elle-même. Le laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis vient de mettre au point une main mécanique pilotée par les ondes cérébrales, qui rétablie des sensations tactiles. Les chercheurs ont employé les technologies de connexions neuronales développées par les centres de recherche de l’armée américaine, la Darpa.
Lors des tests, alors que ses yeux étaient bandés, un jeune mutilé de la main, a été en mesure de déterminer quel doigt mécanique était touché avec précision. « A un moment, au lieu d'appuyer sur un doigt, les chercheurs ont décidé d'appuyer sur deux d'entre eux, sans le prévenir », relate le Dr Justin Sanchez, qui dirige le programme « la révolution des prothèses » au sein de la Darpa. « Il a réagi en plaisantant, en demandant si quelqu'un essayait de lui jouer un tour » poursuit le chercheur qui conclut « C’est à ce moment-là que nous savions que les sensations qu’il percevait à travers la main robotique étaient proches du naturel. »
Précisons que  ce n’est pas la première expérience du genre. En 2014, les chercheurs européens du projet LifeHand 2, réunissant des universités et des hôpitaux italiens, suisses et allemand, avaient  greffé avec succès à un mutilé Danois une main bionique doté d'un système sensoriel en employant une méthode  différente. Le système connecté aux nerfs du bras, demandait au patient d’interpréter les signaux électriques provenant des capteurs de la main artificielle. En revanche, le dispositif américain qui est relié par des électrodes implantées dans le cortex sensoriel du patient offre une sensation tactile directe. Les expériences de membres robotisés sensibles qui se succèdent nous démontrent que bientôt il ne sera plus possible de distinguer la prothèse d'un organe naturel. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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