Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

A la Une: La Mecque, triste Tabaski

Audio 04:44
© AFP/Pius Utomi Ekpei
10 mn

Publicité

Et parmi les victimes de la bousculade monstre qui y a endeuillé hier les lieux saints, nombre de Maliens et de Nigériens.

Qui et combien ? « Les sources divergent sur le nombre exact des victimes maliennes, énonce Malijet. […] Ce qui est évident, c’est qu’il y a des Maliens parmi les victimes », ne peut que déplorer le journal en ligne. Qui ne peut aussi que soupirer : « il ne reste qu’à prier pour que leurs âmes reposent en paix ».
En tout cas, ce « énième » accident a « gâché complètement » la fête musulmane en Afrique de l’Ouest, déplore Aujourd’hui, qui qualifie cette Tabaski de « funeste ». Car « de Ouaga à Niamey en passant par Abidjan [ou] Lagos, l’anxiété, noue la gorge de milliers de familles », soupire le quotidien.

Burkina Faso : l’heure de la jeunesse africaine a sonné
 
Au Burkina Faso, après le soulagement, l’heure est aux leçons du coup d’Etat avorté. Et ces leçons sont sévères. Il y a d’abord les militaires putschistes du RSP, le Régiment de sécurité présidentiel, qui en prennent pour leur grade dans le journal Le Pays. Le RSP ? Un « véritable boulet aux pieds de la République », fustige le quotidien ouagalais qui lance au passage un message à la jeunesse africaine. Laquelle devrait selon lui profiter de cette crise aigüe au Burkina Faso pour davantage « prendre conscience de la partition qu’elle doit jouer » dans le combat pour la démocratie. Et la jeunesse africaine doit le faire sans attendre grand-chose des organisations sous-régionales qui sont « davantage au service des chefs d’Etat que des peuples », affirme Le Pays.

Burkina Faso : le « mépris » de la Cedeao

Justement. Se faisant plus incisif sur le thème, le grand quotidien de Ouagadougou tire une seconde leçon tout aussi accablante de l’attitude de la Cedeao, la Communaute des Etats d’Afrique de l’ouest et de son président en exercice Macky Sall, dont le journal ouagalais dénonce le « mépris » pour le peuple burkinabè. Car le ci-devant chef de l’Etat sénégalais a fait la « part belle » aux putschistes.
Mais s’il n’y avait que Macky Sall... Derrière le président sénégalais, Le Pays distingue clairement un « lobby » de chefs d’Etat africains qui n’ont pas encore fini de « ruminer » la chute de leur « ami » Blaise Compaoré et qui en veulent à tous ceux qui ont « œuvré » à sa chute.

Burkina Faso : je dendière, tu dendières...

Le coup d’Etat de la semaine dernière au Burkina Faso est « anachronique. Hors sujet, presque », estime, en France, le quotidien Libération. Quand au général Diendéré, chef des ex-mutins, c’est peu dire que ce journal ironise à son sujet. « De libérateur d’otages occidentaux décoré par Sarkozy, Diendéré est devenu en une semaine un "terroriste", pour l’Union africaine. Et ses déclarations de gosse pris la main dans le pot de confiture ont fini de le décrédibiliser, aux yeux du monde ».
Vantant l’humour des Burkinabè, Libé relève ce nouveau verbe qui fleurit à Ouagadougou, le verbe « diendérer » –premier groupe– qui signifie « faire le mal, s’entêter, puis dire qu’on n’en parle plus » ! Cruel.
 
Congo : le bucher des vanités
 
Au Congo, le président Sassou N’Guesso veut modifier la constitution pour s’accrocher au pouvoir. Après 32 ans de pouvoir, alors qu’il affiche 72 ans an compteur, Denis Sassou- Nguesso est en train de « suivre dangereusement » les pas de Blaise Compaoré, l’ex-dictateur burkinabè, déplore en connaisseur Le Pays.
Mais les Congolais « ne vivent pas sur une autre planète, prévient le journal. Ils vivent dans le même village en miniature qu’est devenu le monde […] ce qui se produit au Burkina fait forcément écho au Congo ». Le Pays exhorte l’Union africaine d’élever la voix pendant que Sassou est en train de « dresser le bûcher pour brûler son pays ». Et le journal veut que l’UA le fasse sans attendre « que le fantôme soit dans la maison avant de fermer la porte, comme elle l’a souvent fait ».

Côte d’Ivoire : la marche
 
Enfin en Côte d’Ivoire, la presse s’alarme du projet de marche d’une partie de l’opposition, lundi prochain, sur la RTI. Plusieurs dirigeants de l’opposition dont Charles Konan Banny, Mamadou Koulibaly et KKB appellent en effet à marcher sur la Radiotélévision ivoirienne lundi. Une marche que le porte-parole du gouvernement ivoirien Bruno Koné, à la Une du quotidien Le Patriote, proche du président Alassane Ouattara, estime « inopportune et sans intérêt », tandis que le journal Le Nouveau Réveil, proche du PDCI, l’ancien parti unique, souligne qu’Amara Essy a dit « non à la marche ».
A l’inverse, le journal Le Temps, proche, lui, de Laurent Gbagbo, affirme que « le gouvernement tremble déjà ». Et sans attendre lundi, le journal LG Info, également proche de l’ex-président ivoirien, demande en Une à ses lecteurs de se rendre « demain à Ficgayo –célèbre place de Yopougon– pour, énonce-t-il, libérer la Côte d’Ivoire ». Ambiance.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.