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Nouvelles technologies

Le logiciel trompeur de Volkswagen

Audio 02:09
Volkswagen a annoncé mardi 22 septembre 2015 que le logiciel accusé, aux Etats-Unis, de fausser les résultats des tests anti-pollution équipait 11 millions de véhicules dans le monde, notamment les modèles Jetta et Passat.
Volkswagen a annoncé mardi 22 septembre 2015 que le logiciel accusé, aux Etats-Unis, de fausser les résultats des tests anti-pollution équipait 11 millions de véhicules dans le monde, notamment les modèles Jetta et Passat. REUTERS/Shannon Stapleton

Le groupe automobile Volkswagen a reconnu avoir utilisé un logiciel pour fausser les résultats des tests antipollution sur ses véhicules à moteur diesel. Ce programme informatique sophistiqué permet de basculer l’automobile du « mode route » polluant au « mode test » propre automatiquement, lors des contrôles.

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« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », expliquait  en paraphrasant un philosophe de la Grèce antique, le père de la chimie moderne Antoine Laurent Lavoisier en mars 1789. Ses recherches sur le phénomène de combustion, ou oxydation rapide, ont permis un siècle plus tard à l'ingénieur allemand Rudolf Diesel d’inventer un moteur dans lequel  effectivement « rien ne se perd et tout se transforme », surtout en vapeurs toxiques, quand on carbure au gazole. Le diesel propre serait donc une chimère ! Sauf  au volant des modèles du constructeur Volskwagen dont 11 millions de véhicules dans le monde roulent depuis 2009 à la supercherie numérique. La firme allemande a délibérément faussé les tests antipollution pratiqués aux Etats-Unis à l’aide d’un logiciel truqueur de données, comme le révèle l’EPA, l’Agence fédérale de protection de l’environnement

A l’origine, ce programme  informatique n’était pas fait pour la triche. Pour des raisons de sécurité, il a été installé par défaut sur tous les véhicules modernes de la planète afin que les voitures puissent passer les épreuves des bancs de test.

 

Quand le capot et les portières sont ouverts ou les roues à l’arrière bloquées sur les bancs de contrôle, les systèmes d’assistance à la conduite des automobiles interprètent le roulage artificiel du véhicule comme une situation dangereuse. Le programme informatique imposé aux constructeurs permet donc de faire basculer l’automobile d’un « mode route » à un « mode test » automatiquement. Un logiciel que la firme Volskwagen n’a pas hésité à reconfigurer afin d’activer discrètement, lors des contrôles, un mécanisme interne de limitation des gaz polluants. Ce dispositif de trucage, par ailleurs, serait inutilisable dans les conditions réelles de conduite, octroyant alors au véhicule des performances digne d’une trottinette. De retour sur la route, « ni vu, ni connu je t’embrouille », la combine anti-pollution se désactive et le véhicule retrouve sa puissance libérant dans l'atmosphère des panaches de gaz polluants, jusqu'à 40 fois les normes en vigueur, indique le rapport de l’agence américaine. La fraude de Volskwagen « n’est que le sommet de l’iceberg », renchérit l'ONG européenne Transport & Environnent, qui estime qu’une voiture sur cinq en Europe, quelle que soit la marque, ne respecterait pas les normes antipollution.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

 

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