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Nouvelles technologies

Des nano robots pour dé-carboniser les océans

Audio 02:09
Une équipe de nano-ingénieurs vient de mettre au point des micro-usines pas plus grandes que la largeur d’un cheveu, qui sont capables de piéger le dioxyde de carbone en saturation dans les océans.
Une équipe de nano-ingénieurs vient de mettre au point des micro-usines pas plus grandes que la largeur d’un cheveu, qui sont capables de piéger le dioxyde de carbone en saturation dans les océans. Getty Images/Stone/Diane Cook and Len Jenshel

Des chercheurs américains ont mis au point des micro-usines capables de réduire efficacement l'acidification des océans surchargés en CO2. En plus de lutter contre le réchauffement climatique, les déchets engendrés par ces nano-machines apporteront aux mollusques et aux crustacés la matière première pour qu’ils fabriquent leur coquille ou leur squelette.

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Aujourd’hui, les nanotechnologies sont entrées dans notre quotidien, elles s’invitent dans notre électronique ou intègrent les peintures afin de dépolluer l’air de nos maisons… Bref ! Les nanos sont partout et deviendraient également de précieux alliés dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, selon les scientifiques de l’Université de Californie à San Diego au Etats-Unis.

Une équipe de nano-ingénieurs vient de mettre au point des micro-usines pas plus grandes que la largeur d’un cheveu, qui sont capables de piéger le dioxyde de carbone en saturation dans les océans. Rappelons que le CO2 rejeté par les activités humaines est le premier responsable du bouleversement climatique que subit la planète. Ce gaz à effet de serre a fait grimper de 30 % en 250 ans l'acidité des océans qui en absorbent quotidiennement 22 millions de tonnes. Premières victimes de cet empoisonnement du milieu marin, les coquillages et les coraux qui sont rongés par l’acide carbonique, puis les poisons par manque de nourriture.

Les nano-machines imaginées par les chercheurs californiens offrent peut-être un début de solution. Elles sont constituées d’un assemblage de tubes de platine, leur surface externe en polymère recouvre une enzyme permettant d’accélérer la réaction entre le CO2 et l’eau pour former du bicarbonate. En ajoutant du chlorure de calcium autour des machines, le bicarbonate se transforme en carbonate de calcium, la matière première qu’utilisent justement les mollusques et les crustacés pour fabriquer leurs coquilles ou leurs squelettes.

Les nano-robots se déplacent grâce à une autre réaction chimique dans les micro-tubes qui provoque des bulles d’oxygène et les propulsent à la vitesse de 100 micromètres par seconde. En  laboratoire, ces micromoteurs en cinq minutes chrono, sont parvenus à éliminer 88 % du dioxyde de carbone dans une solution d’eau de mer.

Reste maintenant à améliorer et à industrialiser le système, indiquent les chercheurs, nous rappelant que le trop plein de CO2 dans les océans, nous menace directement d’extinction. Mêmes causes, mêmes effets expliquent les scientifiques, il y a 252 millions d'années lors d’une intense activité volcanique, une catastrophe similaire a déjà eu lieu sur la Terre. Le dioxyde de carbone dissout dans les mers avait provoqué la disparition de 90% des espèces animales marines ainsi que de deux tiers des espèces terrestres. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

 

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