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Nouvelles technologies

Le « mystère des pyramides » passé au scanner

Audio 02:08
La grande pyramide de Gizeh.
La grande pyramide de Gizeh. sxc.hu/getye1

Ce dimanche 25 octobre, a lieu au Caire en Egypte, le lancement officiel du projet « ScanPyramids ». Cette mission de dimension internationale a pour objectif d’étudier les structures des vestiges antiques de Gizeh en utilisant des technologies « non invasives et non destructives » afin de percer le mystère de leur construction.

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Le temps des archéologues en mal d’aventures, qui tels des hordes d’« Indiana Jones » ou de « Lara Croft », arrachaient du passé des trésors inestimables en dynamitant les sites anciens, est révolu. Micro robots, sondages par radar, cartographie 3D ou détecteurs des infimes variations du champ de la gravitation terrestre, révèlent à distance et sans jamais les abimer, toutes les splendeurs du patrimoine mondial de l’humanité. Comprendre sans détruire est l’objectif de la mission  « ScanPyramids » qui réunit aujourd’hui des ingénieurs, scientifiques et archéologues, égyptiens, japonais, canadiens et français autour du même projet : élucider le mystère de la construction des pyramides d’Egypte.

Ce programme d’exploration est placé sous l’égide du ministère des Antiquités égyptien, avec la collaboration de la faculté des ingénieurs de l’université du Caire et de l’Institut français Héritage, Innovation, Préservation.  La mission consiste à scanner sans faire le moindre dégât, les monuments de Gizeh et de plusieurs autres sites situés plus au sud, le long du Nil ou dans le désert. Une quête qui commence au pied de Kheops, la plus grande des pyramides jamais érigée par des êtres humains dans l’Antiquité avec ses 146 mètres de haut.

La plus mystérieuse aussi, les scientifiques espèrent comprendre enfin comment, il y a plus de 4 500 ans, les bâtisseurs de cette merveille du monde, ont pu construire ce monument en l’espace de 25 ans seulement. Un travail de titan qui a été entrepris avec des outils rudimentaires de pierre et de cuivre. Un chantier de la démesure, où les ouvriers dédaignaient les chariots à roues au profit des traineaux pour déplacer quelque 2 millions 500 000 blocs de pierre d’un poids considérable.

De nombreuses théories ont été échafaudées, les plus sérieuses envisagent l’emploi de grues manuelles ou de rampes pour bâtir la grande pyramide. D’autres totalement farfelues évoquent l’utilisation de machines-outils à ultrasons pour découper les pierres ou que Khéops fut bâtie par les Atlantes, une civilisation avancée mythique et disparue, ou encore, font intervenir des extraterrestres.

En finir avec les hypothèses, cette énigme antique et pharaonique ne résistera, peut-être, plus très longtemps aux nouvelles investigations des chercheurs de la mission « ScanPyramids ».

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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