Reportage international

Maroc: la situation dramatique des migrants subsahariens de Tanger

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Des migrants subsahariens à leur arrivée dans un centre de transit pour migrants et demandeurs d'asile à Melila après avoir traversé le Détroit de Gibraltar, le 21 septembre 2015.
Des migrants subsahariens à leur arrivée dans un centre de transit pour migrants et demandeurs d'asile à Melila après avoir traversé le Détroit de Gibraltar, le 21 septembre 2015. AFP/JOSE COLON

Après les côtes libyennes, le nord du Maroc est le deuxième couloir d’immigration d’Afrique vers l’Europe, via ses frontières terrestres, les enclaves espagnoles de Ceuta et Mellila, mais aussi maritimes, le continent africain se trouvant à moins de 15 km des côtes ibériques. Les candidats au départ vers l’Union européenne viennent s’y entasser depuis des décennies.

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Le royaume chérifien a bien tenté l’année dernière de réformer son approche tout sécuritaire proposant à quelque 18 000 clandestins de les régulariser. Mais à l’heure actuelle ils seraient selon les associations plus d’un millier à être dans l’attente de pouvoir franchir les frontières dans cette zone nord.

Si en 2005, les images impressionnantes d’assauts massifs sur la barrière grillagée de Mellila avaient alerté l’opinion, l’archevêque de Tanger, lui, entend porter la voix des drames toujours en cours que vivent les migrants subsahariens, tout en dénonçant les contradictions des politiques européennes sur la question.

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