Le coq chante

La relance de la production du cacao en Afrique

Audio 26:30
Habi-Bata Touré Doucouré, chef de la Cellule promotion cacao, au Conseil de régulation, de stabilisation et de développement de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire.
Habi-Bata Touré Doucouré, chef de la Cellule promotion cacao, au Conseil de régulation, de stabilisation et de développement de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire. RFI/Sayouba Traoré

Le Salon mondial du chocolat 2015 vient de se tenir, du 28 octobre au 1er novembre 2015, porte de Versailles à Paris. L’occasion pour nous de faire l’état des lieux du marché mondial de cette production, et les efforts de relance dans 4 pays africains : la Côte d’Ivoire, le Ghana, Sao Tomé et Principe et le Gabon.

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Environ 3,9 millions de tonnes de cacao ont été produites, lors de la campagne 2012-2013. En 2011, cette production mondiale de cacao avait atteint 4,5 millions de tonnes (plus de 12 tonnes de cacao par jour en moyenne). Les principaux producteurs de cacao sont la Côte d’Ivoire et le Ghana, qui ont cultivé 37,3% et 19,7% de la production mondiale totale en 2007 (38 et 21% en 2011) respectivement, suivis par l’Indonésie, le Nigeria, le Cameroun et le Brésil.

Près de 50 millions de personnes dépendent du cacao pour vivre. Plus de 90% de la production mondiale de cacao provient de 6,5 millions de petites exploitations. La culture du cacao reste essentiellement le fait de petites exploitations familiales, ce qui explique que les exploitants locaux ne reçoivent que de 5 à 7% du prix final de la tablette de chocolat. Les exportateurs de cacao génèrent ainsi 30 fois moins de revenus que les confiseurs.

L’offre mondiale de cacao s'essouffle alors que la demande ne cesse de croître. Pour dire les choses plus simplement, le monde produit moins de chocolat que sa population n’en consomme. La guère civile en Côte d'Ivoire, - premier producteur mondial de cacao avec 40 % des volumes -, a fragilisé les plantations. Par ailleurs, les effets des changements climatiques avec des précipitations moindres en Afrique de l'Ouest, en 2014.

Enfin une phytopathologie dénommée «swollen-shoot», un virus qui touche officiellement 6% à 8% des cacaoyers ivoiriens, et qui a même décimé la moitié de la production brésilienne. Résultat: en 2014, on a constaté un déficit de près de 160.000 tonnes de fèves de cacao, soit près de 4 % de la consommation mondiale.
Si le marché mondial demande du cacao, c’est là une opportunité que les différents acteurs ne pouvaient manquer de saisir. On comprend donc pourquoi partout, les gouvernements et les groupements de producteurs s’activent autour de programmes de relance de la filière café-cacao.

 

En images

Invités :

- Habi-Bata Touré Doucouré, chef de la Cellule Promotion cacao, au Conseil de régulation, de stabilisation et de développement de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire
- Fernand Koffi, chef de la Cellule Promotion café, au Conseil de régulation, de stabilisation et de développement de la filière café-cacao en Côte d’Ivoire
- Noah K. Amenya, directeur de l’Office ghanéen du cacao ou Cocobod
- Virginie, membre de l’Association marseillaise « chocolats de São Tomé & Principe »
- Thierry Mboutsou, chargé d’études du directeur général des Caisses de stabilisation et de péréquation au Gabon.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski.

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