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Chronique des matières premières

La coalition s'en prend au pétrole du groupe EI

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Des barils de pétrole.
Des barils de pétrole. Getty Images/Photo 24/Brand X Pictures

La coalition se décide à frapper les ressources pétrolières de l'organisation Etat islamique.

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La coalition s'en prend à la première source de financement de l'organisation Etat islamique, le pétrole. Dimanche, l'armée américaine a détruit 116 camions-citernes dans la région de Deir Ezzor, qui abrite la majorité du pétrole contrôlé par l'EI, à l'est de la Syrie. Ce sont près de 40 % des véhicules transportant le brut de l'organisation qui ont été mis hors d'usage, de quoi ralentir considérablement la noria interminable des camions-citernes qui alimentent en carburant la Syrie et l'Irak, y compris les ennemis de l'EI, ou qui partent en contrebande de l'autre côté de la frontière, en Turquie. Un trafic qui a certes perdu en rentabilité avec la chute des cours du pétrole et le tarissement progressif de gisements pas toujours bien entretenus, mais qui rapportent encore jusqu'à 2 millions de dollars par jour au califat autoproclamé.

La coalition antiterroriste, depuis un an qu'elle a lancé son offensive, s'était jusqu'à présent peu attaquée aux intérêts pétroliers de l'EI par peur de tuer des civils. Avant de frapper, l'aviation américaine a d'ailleurs prévenu les conducteurs des camions pour qu'ils s'éloignent de leur véhicule. Le Pentagone ne s'est résolu à bombarder les objectifs pétroliers qu'après avoir réfléchi à la manière d'interrompre durablement, 6 mois, 1 an, les flux de pétrole qui bénéficient à l'organisation Etat islamique, sans détruire définitivement les installations. « La guerre finira, a tenu à expliquer le porte-parole du Pentagone. Nous ne voulons pas détruire ces infrastructures au point qu'elles ne soient pas réparables ».

L'opération, baptisée Raz-de-marée II en mémoire d'une opération similaire contre les raffineries roumaines pour couper l'approvisionnement de l'armée nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, vise par exemple les stations de pompage des gisements. Elle a débuté à la fin du mois dernier avec le bombardement du champ pétrolier Omar, l'un des deux plus grands gisements de Syrie, aux mains des combattants islamistes.

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