Accents d'Europe

Victimes du terrorisme : le temps n’efface pas la douleur

Audio 19:30
Place de la République à Paris, l'hommage est rendu aux victimes des attentats du 13 novembre 2015
Place de la République à Paris, l'hommage est rendu aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 RFI/Thomas Bourdeau
Par : Catherine Rolland
23 mn

130 morts, 352 blessés et 195 personnes hospitalisées. Les attentats du 13 novembre 2015 ont brisé des familles et des amis. Mais, ils ont aussi réveillé de manière violente le traumatisme de tous ceux qui ont déjà été victimes du terrorisme. Catherine Vannier a perdu sa fille unique Cécile, dans un attentat au Caire en 2009, Carole Abescat a vu mourir son mari, abattu devant elle et ses enfants en 2007 en Arabie Saoudite. Ces deux femmes se reconstruisent chaque jour, notamment avec l’aide des psychologues ou d’associations d’aide aux familles victimes du terrorisme. Mais, le 13 novembre a été dévastateur pour elles. Frédérique Lebel.Le site de l’association d’aide au victimes : www.afvt.org. 

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Moins de clients dans les commerces, moins de touristes, des grands magasins clairsemés, les attaques du vendredi 13 ont eu, sans conteste, un impact économique. Et s’il y a bien des entreprises qui profitent de cette ambiance de psychose, ce sont les leaders mondiaux en charge de la sécurité privée comme le Britannique G4S, ou encore le Suédois Securitas. Securitas qui embauche en France, en Belgique, mais aussi en Suède, où le niveau d’alerte a été relevé. Sébastien Horion.

 

La chronique MyEurop avec Daniel Vigneron
Le terrorisme aura-t-il raison de la timide reprise économique ? La question est posée 10 jours après les attentats de Paris. En affirmant que «le pacte de sécurité passe avant le pacte de stabilité», François Hollande annonce ainsi la mise entre parenthèses de la politique de redressement des finances publiques.

 

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En Bosnie, les jeunes qui n’ont pas connu la guerre désespèrent de leur pays.
En Bosnie, les jeunes qui n’ont pas connu la guerre désespèrent de leur pays. Lise Verbeke

Il y a 20 ans, le territoire européen a été le théâtre d’un terrible conflit. Et c’est le 21 novembre 1995, que les accords de Dayton mettaient fin à la Première guerre des Balkans, une paix conclue en Bosnie, après 3 ans et demi d’un conflit qui aura fait plus de 100 000 morts. Deux décennies plus tard, le pays peine à avancer. Les trois communautés, serbes, croates et bosniaques cohabitent difficilement. Au poids du passé, s’ajoute un contexte économique morose dans un pays irréformable. Les jeunes de 20 ans, qui n’ont pas connu la guerre, en sont les premières victimes. François Sauvestre.

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