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Revue de presse française

A la Une: Front national, l’Europe en apnée

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AFP

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A moins de soixante heures du dénouement de ce scrutin capital qu’est le second tour des élections régionales en France, l’Europe retient son souffle.

Car une région dirigée demain par le Front national, ce serait un cas de figure « inédit » en Europe, souligne Le Monde. Jusqu’à présent, en effet, seules des coalitions « ont permis à l’extrême-droite de participer au pouvoir dans l’UE », explique le quotidien du soir daté d’aujourd’hui.

Et, ce matin, le journal L’Opinion n’écrit pas autre chose. L’Europe est « suspendue au score du FN », lance-t-il. Si le FN venait à l’emporter dans une ou plusieurs régions, ce serait « une première pour le parti mais aussi en Europe », où les formations populistes et d’extrême droite ne sont jusqu’ici parvenues aux responsabilités qu’à la faveur d’alliances avec les partis traditionnels, souligne à son tour le journal. Voilà pourquoi, dimanche, tout le continent européen regardera de près le score du FN, dans un contexte de « rejet de l’Union européenne accentué par la crise des réfugiés », prévient L’Opinion.

Front national : la peur de l’autre

Mais il n’empêche, dimanche, des électeurs vont encore voter Front national. Et justement, le journal La Croix, en Une, se demande « pourquoi ils votent FN ». Pour le comprendre, le quotidien catholique est allé à la rencontre d’électeurs frontistes en Picardie, dans le centre-nord de la France, comme en Normandie, dans le nord-ouest du pays.

Dans ces deux régions, remarque La Croix, on retrouve un sentiment de « déclassement » ainsi qu’une « peur de l’autre ». Ainsi la Picardie, « terre agricole, où les routes départementales filent entre petites bourgades de briques rouges et vastes champs de céréales », est-elle peuplée de « nombre d’habitants qui ont peur de perdre leur identité », énonce le confrère.

En Normandie, rencontre avec cette mère de famille de 25 ans, qui avait choisi Ségolène Royal en 2007, « sans se sentir de gauche. Elle ne saurait pas dire pourquoi », admet-elle dans La Croix. Depuis, elle soutient « une autre femme, Marine Le Pen ». La jeune Normande se retrouve dans son discours, explique le quotidien catholique. Elle aussi peste contre ces étrangers qui ont « droit à tout », ces « frontières ouvertes », ces « normes imposées », cette « insécurité qui ne fait pas de bruit », dit-elle dans La Croix.

A ces électeurs frontistes, Nicolas Sarkozy dit ce matin dans Le Figaro que Les Républicains, le parti qu’il dirige, plus le centre, sont « la seule alternative crédible ». L’ancien président français dit aussi vouloir réunir « début février » 2016 un conseil national de son parti pour débattre de la « ligne » d’un projet politique « extrêmement fort, ce qui ne veut pas dire radical », nuance Nicolas Sarkozy dans Le Figaro.

COP21 : le diable dans les détails

Les élections, c’est donc dimanche, mais le texte final de la COP21, c’était aujourd’hui qu’il était attendu, avant d’être repoussé à demain matin. Et la presse, ce matin, se garde bien d’avancer des pronostics. « Des avancées notables sont presque couchées sur le papier », énonce prudemment Ouest-France. Toutefois, temporise le premier quotidien français par son tirage, « on saura, ce matin, si Paris s'inscrit dans une trajectoire ambitieuse ou si la tyrannie du compromis propre au système onusien a émoussé les espoirs ».

Prudence, donc, car « en dépit de la pression de la présidence française, le pays peinent à trouver les termes d’un accord universel », constate Le Figaro. Qui remarque qu’un consensus « tarde à émerger ».

Secret-défense : les initiés

Selon Le Figaro, « pas moins de 288 334 documents estampillés “secret défense” ont été dénombrés au 1er janvier 2015 » en France. C’est ce qu’a comptabilisé un rapport du secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale dont le journal a eu connaissance. A noter que, contre toute attente, le ministère le plus concerné par ces secrets est celui de l’Ecologie et de l’Energie, qui brasse à lui seul « 50 % du secret », souligne Le Figaro. Vient ensuite celui de la Défense (44 % du secret) et, loin derrière, celui de l’Intérieur (4 % seulement). Le quotidien précise aussi qu’au début de l’année, on comptait « 413 325 personnes qui ont été habilitées à manipuler des contenus classifiés en France ».

Benzema : jugement de Salomon

Jean-qui-pleure et Jean-qui-rit en sport. Jean-qui-pleure, c’est le footballeur Karim Benzema, qui n’est plus sélectionnable en Equipe de France, temporairement. « Quelle farce, s’étrangle L’Equipe. […] Une sanction qui n’en est pas une. […] Rien n’est réglé » ! Et comme le calendrier des scandales du foot n’a plus de secret pour lui, le quotidien sportif énumère : « le jeudi, c’est Benzema, le vendredi, c’est Platini, et le samedi, c’est tirage au sort ». Et le dimanche, c’est piscine, oublie de compléter L’Equipe. Dommage.

Manaudou : fluctuat nec mergitur

Lui, c’est Jean-qui-rit : le nageur Florent Manaudou, sportif de l’année 2015. Ainsi en ont décidé les internautes, les rédactions du journal Le Parisien, de la radio RMC et de la télévision BFMTV. Dans Le Parisien, le champion des bassins trouve qu’il a un « patrimoine génétique assez fort » ! Il trouve qu’il est un « enfant gâté par la vie parce que je fais 2 m et 100 kg » ! Ça n’est pas moi qui le dit, c’est lui !...

 

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