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Revue de presse française

A la Une: Régionales, national scrutin local!

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AFP

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C’est le paradoxe. La presse française le souligne, comme Le Parisien par exemple, selon lequel ces élections ne ressemblent à « rien de connu » et qui avertit qu’elles demeureront parmi « les plus renversantes de la Ve République », quel qu’en soit le résultat final. Et cette même presse en tire les conséquences.

Le paradoxe, tel que résumé par Ouest-France. Ce qui a joué sur la campagne électorale de ces élections pourtant de proximité - dans la mesure où il s’agissait au départ d’une série de scrutins locaux - c’est bien la « gravité » de la situation internationale, ses répercussions douloureuses (en France) à travers ces « abominables » attentats, souligne le grand quotidien de l’ouest du pays. Quoi de plus « normal », admet-il, mais le résultat est que cette campagne électorale « préfigure en quelque sorte la campagne présidentielle qui, ainsi, est déjà ouverte. »

Dans la mesure où le vin de la présidentielle est plus tôt que prévu tiré, il faut le boire, et la presse française en tire donc les conséquences. Avec inévitablement des prises de position tournant parfois à l’injonction. C’est le cas du journal Libération, selon lequel le vote de ce dimanche « doit » être celui du « sursaut », et l’on soulignera ici l’emploi par Libé du verbe « devoir » à l’impératif et non celui du verbe « pouvoir » au conditionnel.

Volontiers imprécateur, le journal lance ce matin un appel à une « réinvention à chaud » de l'action républicaine. Sinon, prévient Libération, la « ligne de défense » que constitue le front républicain (et qui est, selon lui, « la dernière avant la catastrophe »), sera « implacablement emportée » par la conjugaison de la « désespérance » sociale et de la « démagogie nationaliste ».

Régionales : la guerre des mots
 
Fébrile fin de campagne, avec parfois des déclarations volontiers dramatiques. Témoin Manuel Valls. Interrogé hier matin par nos confrères de la radio France Inter, le Premier ministre a évoqué « l’extrême droite qui, au fond, prône la division. Cette division peut conduire à la guerre civile. » Les mots du chef du gouvernement ont-ils dépassé sa pensée ? Pas le moins du monde, remarque le Figaro puisque, plus tard dans la journée d’hier, Manuel Valls, en meeting à Sainte-Geneviève-des-Bois, commune de banlieue en région parisienne, a répété que le Front national sème « la division et la stigmatisation » qui « portent en elles les germes de la guerre civile. »

« Les socialistes hystérisent la fin de campagne », lance en conséquence Le Figaro, sous une photo de Manuel Valls bras croisés, mine renfrognée, regard vindicatif. « S'il cherche l'identité du pyromane qui a réveillé les flammes de la colère et de la rancœur, sans doute la trouvera-t-il en se regardant dans un miroir », lui rétorque le quotidien.

Pourquoi « les socialistes » et non pas seulement Manuel Valls ? Parce que, la veille, Claude Bartolone, tête de liste socialiste dans la région Ile-de-France, avait accusé sa principale rivale, Valérie Pécresse, tête de liste du parti de droite « Les Républicains », de défendre « en creux » la « race blanche ». Des propos que le président de l’Assemblée nationale a ensuite refusé de retirer. « On sait hélas à qui profite ce genre de propos. Au parti qui, sous la présidence de François Hollande, est devenu le premier parti de France », soupire Le Figaro. Résultat : la France ressemble désormais à un « infernal chaudron, déplore le quotidien. Et ceux qui soufflent sur les braises se trouvent au sommet de l'État. »

D’autant qu’il n’y a là « pas de quoi galvaniser les électeurs, complète Le Parisien. Le résultat du FN, c’est la réponse du peuple à ces élites - politiques et médiatiques - recroquevillées sur leur nombril et leurs carrières », regrette le journal.

Burundi : coup d’éclat à Bujumbura
 
Au Burundi, plusieurs casernes de la capitale Bujumbura ont été la cible d’une attaque attribuée à des insurgés hostiles au président Pierre Nkurunziza. Les affrontements ont duré plusieurs heures. Bilan officiel : au moins douze morts côté insurgés. Plusieurs ambassades, France, USA, Belgique, demandent à leurs ressortissants de rester chez eux.

Selon Le Figaro, « l’intensité des affrontements, les tirs nourris qui demandent des réserves de munitions importantes laissent à penser que, tout comme le putsch manqué de mai, l’attaque proviendrait de l’intérieur. » Et le quotidien de prédire que « cette attaque, qu’elle ait été menée par les insurgés ou bien par une partie de l’armée, risque de pousser le gouvernement à resserrer sa poigne sur les quartiers contestataires » de Bujumbura.
 
COP21 : dernier round
 
Sauf coup de théâtre, c’est aujourd’hui que l’on devrait en connaitre l’issue de la COP21. Comme le formule Libération, à moins d’un ultime rebondissement, la « fumée blanche » devrait sortir ce samedi du Bourget, sous la forme d’un accord d’une vingtaine de pages, censé contenir le réchauffement climatique mondial. Mais le journal remarque que beaucoup d’ONG et de pays vulnérables redoutent son « manque d’ambition » pour sauver l’humanité du naufrage. « Une impulsion, au mieux ? Ou le début de quelque chose de prometteur ? », se demande Libé. A suivre donc…

FIFA : avanies pour Platini
 
C’est également aujourd’hui que se déroulera le tirage au sort de l’Euro 2016 de football. Sans Platini… La sanction contre le patron déchu de l’UEFA n’a pas été levée. Et Platini reste dans l’antichambre de la révocation définitive.

« Qui veut la peau de Michel Platini ? », se demande Le Journal de la Haute Marne, qui défend la cause de l’enfant du pays. Selon ce quotidien, la question « pourrait plutôt s'énoncer en ces termes : qui veut à tout prix le poste ? Il serait ainsi plus opportun de se demander si les grandes instances du football existent pour servir leur sport ou des intérêts particuliers. On devine, à observer avec quelle hargne on cherche à faire tomber Platoche, ce qu'est devenue la grande famille du ballon rond. »

A l’inverse, le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace, enterre Platini. « À la place du joueur lumineux (...) apparaît un opportuniste guettant son moment pour se placer, un conspirateur trop imbu de lui - ou pas assez méchant - pour devenir calife sans provoquer une révolution de palais» Les Dernières Nouvelles d'Alsace soupire donc sur « l'éthique » sportive et trouve que Platini traîne avec lui trop de « suspicions » et de « procédures » pour « incarner » le « renouveau » du football mondial. Pour Les Dernières Nouvelles d'Alsace, pas de doute, Platini, c’est fini…

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