Accéder au contenu principal
Revue de presse française

A la Une : ouf !

Audio 04:47
AFP

Publicité

Soupir de soulagement ce matin dans les journaux, après le second tour des régionales, avec un mot qui revient souvent : « sursaut », en première page du Dauphiné ou encore desDernières Nouvelles d’Alsace. Un sursaut républicain qui a permis de faire barrage au Front National.
Le Figaro condense les résultats du vote : « la droite l’emporte, la gauche résiste, le FN en échec »
« Le FN, un perdant qui pèse lourd », tempère Le Parisien.
« Soulagés, mais… », soupire Libération.
« La défaite pour tous », lance La Croix.
En effet, estime le quotidien catholique, « aucun parti ne peut revendiquer une victoire décisive après le second tour des élections régionales. Ni le Front national, ni Les Républicains, ni le Parti socialiste. (…) Un risque immédiat a été évité, pointe La Croix. Mais si l’on ne se pose pas de sérieuses questions pour l’avenir, ce n’est que partie remise. Si des réponses ne sont pas apportées aux inquiétudes des Français, le Front national continuera sa progression jusqu’à la prochaine échéance, celle de l’élection présidentielle. »

Pas de quoi pavoiser, reconnaît aussi Le Figaro : « la gauche et la droite auraient tort de plastronner et de revenir à leurs petites affaires comme si de rien n’était. Le FN n’a pas disparu, loin de là. La colère du peuple, non plus. En voix, le parti de Marine Le Pen fait le plus gros score de son histoire et progresse même entre les deux tours. Pour ses adversaires victorieux, l’obligation n’en est que plus grande de se montrer à la hauteur de la confiance qui leur a été accordée. »

Nécessaire remise en cause

Droite et gauche doivent donc faire leur examen de conscience… Pour ce qui est de la droite, estime L’Opinion, « elle ne peut plus espérer gagner les prochaines confrontations électorales sur le seul rejet de l’adversaire socialiste (…). Désormais, c’est principalement le Front national qui recueille la colère provoquée par les échecs du gouvernement : chômage, croissance en berne, identité, la droite traîne encore avec elle son bilan du quinquennat précédent. A elle d’imposer la bataille des idées et de reprendre le leadership du combat politique, celui autour duquel se jouera la campagne de 2017. »

Et pour ce qui est de la gauche, là aussi, il faut se secouer, s’exclame Libération. « Le PS ne pourra indéfiniment sauver sa peau en agitant l’épouvantail FN. Il arrivera un moment où les électeurs, décidément bonne pâte dans ce scrutin, auront épuisé leurs réserves d’indulgence. Il reste un an, relève Libération, pour commencer de réhabiliter l’action politique, agir en faveur des classes populaires, secouer le joug de l’orthodoxie, promouvoir une République sociale et rassembler autour d’une politique amendée les électeurs de gauche dès le premier tour de la présidentielle. La défense républicaine a sauvé les meubles. Il est temps de passer à l’offensive. »

Il faut que ça bouge à gauche, affirme également L’Humanité : « un immense chantier doit s’ouvrir pour réunir les progressistes, les syndicalistes, les militants associatifs, tous les citoyens attachés à la liberté, la fraternité et l’égalité, pour construire les rassemblements et les mobilisations qui feront renaître l’espoir et obtiendront que soit reprise la marche vers le progrès social. Des certitudes devront être bousculées, des routines abandonnées, des expériences tentées… Mais, prévient le quotidien communiste, il ne sera pas possible de rester l’arme au pied. »

Dernier avertissement avant la présidentielle !

La presse quotidienne régionale est dans le même mouvement… Pour les partis traditionnels, « cette fois, le droit à l’oubli est interdit, s’exclame L’Alsace. La présidentielle aura lieu dans dix-sept mois. La gauche et la droite ont tout intérêt à démontrer qu’elles ont enregistré le cri de colère de tous ceux qui ont choisi de s’abstenir ou qui ont voté pour le FN. »

« Une lame de fond électorale inédite a rompu les anciennes digues, constate Le Républicain Lorrain. (…) Cette génération citoyenne spontanée, unie par son refus du Front national, ne signe pas pour autant de chèque en blanc aux partis de gouvernement. Bien au contraire, il pourrait bien s’agir d’un dernier avertissement. En substance : 'soit vous changez, soit vous nous perdrez'. »

Attention, prévient également La Dépêche du Midi : « tous les partis républicains, droite et gauche confondues qui s’opposent à l’extrémisme, ont désormais moins de dix-huit mois pour apporter aux Français la preuve tangible qu’ils les ont entendus. Sous peine de nouvelle déconvenue. »

Alors comment faire ? Et bien, répond Le Parisien, « en nous prouvant que l’homme politique n’a pas disparu de ce pays, définitivement remplacé par le politicien à la vue basse et aux ambitions démesurées. En prenant enfin la vraie mesure des préoccupations des Français   le chômage, l’insécurité, le terrorisme, l’immigration   et en y consacrant toutes leurs forces. En arrêtant de crier au loup lepéniste, en opposant à l’extrême droite un vrai programme républicain qui se fasse enfin entendre. Car la seule chose qui puisse freiner la progression du FN, estime encore Le Parisien, c’est le débat, la confrontation d’idées, certainement pas le mépris d’électeurs qui se sentent abandonnés par une droite et par une gauche qui ne les comprennent plus depuis longtemps. Hier, le FN a trébuché. Mais pour les autres, en attendant 2017, ça n’est qu’une demi-victoire. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.