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Chronique des matières premières

Rio Tinto parie plus que jamais sur la mine de cuivre géante de Mongolie

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Extraction de cuivre en cours à la mine d'Oyu Tolgoi, en Mongolie.
Extraction de cuivre en cours à la mine d'Oyu Tolgoi, en Mongolie. Getty Images/Bloomberg/Brent Lewin

Les cours du cuivre ont beau être au plus bas depuis six ans et demi, le groupe australien Rio Tinto continue de développer la mine géante Oyu Tolgoï, en Mongolie. Avec le soutien des institutions financières.

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Rio Tinto parie toujours sur Oyu Tolgoï, la mine de cuivre géante de Mongolie. Le groupe minier australien a même réussi à convaincre une vingtaine d'institutions financières de lui prêter 4,4 milliards de dollars pour continuer le développement de la Colline turquoise.

Seule la partie à ciel ouvert de la mine est en production. Il s'agit maintenant de réaliser des travaux colossaux pour exploiter la partie souterraine du gisement qui recèle 80 % des réserves de cuivre et d'or.

Un projet qui semble fou soutenu par des banques commerciales

Le projet semble fou, à l'heure où les cours du cuivre se traînent à 4 600 dollars la tonne, leur plus bas niveau depuis 6 ans et demi. Pourtant, quinze banques commerciales ont répondu à l'appel.

BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole, mais aussi les agences de crédit à l'exportation d'Australie, du Canada et des États-Unis, et même la Banque européenne de reconstruction et de développement apportent leur soutien. Il s’agit de l'engagement financier le plus important de la BERD depuis sa création après l'effondrement de l'Union soviétique.

L'avenir de la Mongolie

Rio Tinto a réussi à convaincre ses créanciers que non seulement ce gisement était l'avenir de la Mongolie, qu'il lui fournirait un jour un tiers de son produit intérieur brut, mais aussi que les cours du cuivre allaient se redresser à moyen terme. Le développement de la mine souterraine d'Oyu Tolgoï devrait prendre 5 à 7 ans. D'ici là, le marché mondial du cuivre ne sera plus en surplus mais en déficit, parie le groupe australien. Il est vrai que les gisements chiliens sont déjà en déclin, et que beaucoup de groupes miniers renoncent à des projets, voire ferment les mines les moins rentables.

Pendant ce temps, les géants du secteur comme Rio Tinto ou BHP auront réuni une part encore plus importante du marché du cuivre, avec les plus belles pépites, comme la mine de Mongolie. Selon les dirigeants de Rio Tinto, Oyu Tolgoi entrera en production juste au moment où la Chine et le reste du monde auront vraiment besoin de son cuivre.

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