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Revue de presse française

A la Une: Le nouveau Star Wars, il est bien ou pas ?

Audio 06:23
AFP

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Petite précision tout d’abord : des consignes très fermes ont été données par Disney, le distributeur du film, aux journalistes qui ont vu le film en avant-première hier.
Des « consignes inacceptables » pour Le MondeLe Monde qui dénonce une « débauche de précautions qui confinent au grotesque : obtention d’un 'code d’accès personnel' subordonné à la signature d’un formulaire d’accord contraignant, lieu et horaire tenus secrets et communiqués la veille sur téléphone portable, présence dans la salle d’agents de sécurité équipés de jumelles à vision nocturne, et 'embargo critique', donc, jusqu’à ce matin 16 décembre, 9 h 01…».  En effet, poursuit Le Monde, sous peine de poursuites, la production a enjoint les journalistes de « ne pas révéler d’éléments-clés de l’intrigue du film afin de laisser intact le plaisir des futurs spectateurs. »

En principe donc, rien ne doit filtrer jusqu’à tout l’heure 9 h 01. Même si Le Monde estime que cet embargo est inacceptable, il s’y est plié sur son site internet, en attendant la sortie du journal en début d’après-midi.
Toutefois, ces mesures ne s’appliquent pas aux quotidiens qui paraissent dans leur immense majorité le matin. Ainsi, sur le journal en ligne de Libération, pas de critique du film, mais sur le journal papier qui est sorti il y a quelques heures… Oui !
Et Star Wars VII, Le Retour de la Force fait la Une, sans surprise… de Libération mais aussi de quasiment tous les journaux nationaux…

Unanimité…

Alors, qu’en pense la presse ? Les journaux sont unanimes, à commencer par Libération… qui se dit « séduit par la belle mélancolie du film ». Libération, toujours très lyrique, quand il parle de cinéma : « Le Réveil de la force est intégralement travaillé par la tension entre un temps linéaire humanisant les demi-dieux d’une mythologie moderne, en les offrant aux affres des rides et de l’arthrose, et le temps cyclique de l’éternel combat de la lumière et des ténèbres, inscrivant chaque geste sur la vaste coupole stellaire d’une légende déjà dite, déjà vue, et qui se perpétue dans des configurations toujours plus grandioses. »

D’accord, mais le film parle de quoi au juste ? Le Figaro est un peu plus clair : « L’intrigue débute par la disparition de Luke Skywalker. Le dernier des Jedi s’est évanoui aux confins de la Galaxie. Le côté obscur a repris le dessus. Une carte permettant de retrouver sa trace a été dissimulée dans les rondeurs poupines d’un droïde nommé BB-8. La Résistance mais aussi les séides du méchant Kylo Ren sont lancés à sa poursuite. Inutile d’en révéler plus, pointe Le Figaro. Il suffit ensuite de convoquer les acteurs de la trilogie originale, Harrison Ford, Carrie Fisher, Mark Hamill pour que, soudain, l’écran illumine nos mémoires. Le Réveil de la Force a quelque chose de balzacien dans ce retour des personnages, s’exclame le journal. On mesure à l’image, dans de somptueux gros plans, la force du temps qui passe. Les rides de Han Solo, la nouvelle coiffure de Leia, les sourcils fournis et charbonneux de Luke… JJ Abrams, le réalisateur, ne se prive pas non plus d’entremêler à ces hérauts iconiques ses nouveaux personnages. (…) Il réussit le tour de force d’offrir une relecture pointue de Star Wars avec une poignée d’acteurs inconnus. Comme Lucas, en 1977. D’aucuns pensent que cet épisode est plus réussi que les originaux. Faut-il aller jusque-là ? Le grand mérite du Réveil de la Force, conclut Le Figaro, est d’offrir une fontaine de jouvence à une saga qui traite par essence de la transmission. »

Tout y est !

Le Parisien est également conquis… « Tous dingues de Star Wars », lance le journal. « C’est une belle réussite, écrit-il, aussi spectaculaire qu’émouvante, qui comblera tous ceux qui se sont un jour intéressés à cet univers épique et futuriste. »
Le Parisien qui pointe les trois faits marquants du film, selon lui :
« Le Retour de la Force reprend tous les codes de la Guerre des étoiles : planètes désertiques qui servent de cimetières à des vaisseaux crashés, robots bringuebalant, personnages vêtus comme des Touaregs qui cavalent dans la poussière, gentils aliens et monstres inquiétants. Mais aussi mystères autour des origines de certains personnages, vertigineux combats spatiaux, sabres laser qui s’illuminent comme des néons, envolées magiques et mystiques, et un méchant aussi effrayant qu’impitoyable : tout y est ! »
Autre bonheur, toujours selon Le Parisien : le « plaisir de retrouver la princesse Leia, le robot R2-D2, le grand singe Chewbacca, et le mercenaire de l’espace Han Solo, interprété par Harrison Ford. Ils ont bien vieilli, et ces personnages mythiques font office, au-delà de la nostalgie, de passerelle entre la trilogie originelle et celle qui débute avec ce film. »
Enfin, autre fait marquant dans ce film, poursuit Le Parisien : l’émergence d’un nouveau personnage clé, une femme qui s’appelle « Rey : une jeune pilleuse d’épaves, combative, belle et rebelle, formidablement interprétée par Daisy Ridley, qui fait tout le sel de cette trilogie naissante. Le fait d’avoir choisi une femme comme figure centrale est un signe de changement d’époque. »

Succès transgénérationnel

Le phénomène Star Wars fait partie de notre environnement culturel depuis maintenant deux, voire trois générations… C’est ce que relève La Croix : « La Guerre des étoiles fascine petits et grands. » « Exemple : Antoine, 51 ans, raconte son 'choc' Star Wars. 'En 1977, j’avais 13 ans. Un collègue américain de mon père nous avait apporté des figurines Star Wars. J’étais fasciné'. Antoine en a même fait un temps son métier – vendeur de jouets à l’export – et créé un salon dédié aux comics. Il possède aujourd’hui une pièce entière d’objets Star Wars divers et variés. Et bien sûr, il ira voir Le Réveil de la force avec son fils cadet, âgé de 15 ans. 'Cela me fera plaisir de partager ce moment avec lui'. »

Pourquoi ce succès transgénérationnel ? Réponse de Benjamin Simmenauer, spécialiste en marketing, interrogé par La Croix : « Visuellement, l’univers du film emprunte autant au futurisme qu’au dépouillement du désert, dans une belle allégorie des origines. L’histoire, quant à elle, est très typique de l’humanité universelle, pointe Benjamin Simmenauer. Elle concerne deux ados : Luke, dans la première trilogie, et Anakin, dans la seconde. Ils ont entre 15 et 18 ans, et sont pris dans un double enjeu : ils doivent devenir Jedi, c’est-à-dire adultes, et de leur succès ou de leur échec dépend le sort de l’humanité. C’est très bien vu. (…) Star Wars fait donc écho aux tourments que chacun connaît ou a connu à l’adolescence. Le Seigneur des anneaux, Harry Potter ou Hunger Games, les autres sagas à grands succès qui ont suivi, n’ont fait que reprendre cette formule. »

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