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Chronique des matières premières

Israël: un accord sur l'exploitation du gaz

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Une vue aérienne de la plate-forme de forage de gaz Tamar dans la mer Méditerranée au large des côtes d'Israël, le 30 juillet 2015.
Une vue aérienne de la plate-forme de forage de gaz Tamar dans la mer Méditerranée au large des côtes d'Israël, le 30 juillet 2015. AFP PHOTO / AHIKAM SERI

En Israël, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a signé un accord controversé sur l'exploitation du gaz. Un consortium israélo-américain continuera de détenir et exploitera un gisement très prometteur au large des côtes israéliennes. Mais une partie des Israéliens s'oppose à cet accord.

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Depuis la découverte en 2009 de deux importants gisements de gaz au large de ses côtes, Israël se sent pousser des ailes. Le pays rêve de devenir une nouvelle puissance énergétique. Tamar, le premier des deux gisements, est déjà exploité par un consortium composé de l'Israélien Delek Group et de l'Américain Noble Energy. Leviathan, le 2e gisement, deux fois plus important que le premier, n'est pas encore exploité. Mais le Premier ministre israélien vient de donner son feu vert pour que le même consortium israélo-américain soit à la manœuvre. Tollé en Israël où une partie des citoyens protestent contre cette situation monopolistique et contre les choix du gouvernement. 

Pour Jonathan Aikenbaum, directeur de campagne à Greenpeace Israël : « C'est le sujet de très gros conflits sociaux en Israël. Il y a une très grande protestation puisque ces ressources en gaz vont essentiellement être distribuées à des entreprises géantes qui vont pour l'essentiel le vendre à l'étranger. Et la société israélienne se plaint qu'elle ne va pas recevoir sa part dans le gaz. Logiquement les ressources en gaz devraient pour l'essentiel rester en tant que réserves dans le sous-sol. Elles devraient être utilisées un petit peu bien sûr pour l'exportation et un petit peu pour la société israélienne, mais pas être dilapidées en quelques années comme ce que le gouvernement se propose de faire ».

En Israël, l'opposition de gauche, qui dénonce les choix du gouvernement a décidé de faire appel auprès de la Cour suprême.

Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien défend son projet. Pour lui, l'exportation de gaz va non seulement permettre de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat mais aussi d'entretenir des relations avec les pays de la région intéressés par la fourniture de gaz : la Jordanie, l'Egypte ou la Turquie.

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